Grèves pour les salaires en Allemagne

Comme dans bien d’autres pays, de plus en plus de travailleuses et de travailleurs n’arrivent pas, en Allemagne, à boucler les fins de mois. Ainsi, selon les chiffres publiés en ce début juillet 2016, 2,5 millions de salariés ont un deuxième emploi (contre 1,4 millions en 2004) et il y a eu 1,8 milliard d’heures supplémentaires effectuées en 2015… dont la moitié seulement a été payée. Voici quelques échos des luttes dans les boîtes pour les salaires en Allemagne :

Amazon (Bad Hersfeld) : Alors que Amazon organisait ce 12 juillet une grande braderie sur les prix, le « Prime Day », 500 à 600 travailleurs et travailleuses du plus grand site Amazon (situé à Bad Hersfeld en Hesse) ont cessé le travail pour une hausse de salaires. Amazon Allemagne refuse en effet toujours d’intégrer la convention collective du commerce de détail et de correspondance, et impose ainsi des salaires inférieurs de 5% à 10% à ceux de la branche.

Bayerische Milchindustrie EG (Jessen) : Le 4 juillet, une centaine d’ouvrières et d’ouvriers de l’usine de production laitière de Jessen (Saxe-Anhalt) ont débrayé de 4h45 à 8 h du matin contre le projet d’accord sur les salaires. Cet accord prévoit en effet une hausse de 37 centimes de l’heure en deux fois, 35 centimes avec effet rétroactif au 1er avril et 2 centimes au 1er décembre… sans remettre en cause la différence de salaire entre travailleurs de l’ex-RDA et d’ex-RFA. Ouvrières et ouvriers de Saxe-Anhalt réclament un salaire égal à celui de leurs collègues de Bavière.

Technikmuseum (Berlin) : Pour la deuxième fois depuis le 7 juillet, les employés du Musée de la Technique de Kreuzberg à Berlin se sont mis en grève ce mardi 12 juillet. Les employés ont débrayé de 11 à 13 heures obligeant tous les visiteurs à sortir du musée. Les salariés réclament une hausse de 50% des salaires afin d’avoir une paie plus conforme à celle de leurs collègues des autres musées de la capitale.

Transports en Commun à Hildesheim (Basse-Saxe) : Depuis lundi 11 juillet, les bus des transports publics de la ville d’Hildesheim restent au dépôt. Les conducteurs et conductrices de bus ont effet décidé d’une grève de cinq jours dans le cadre d’une lutte qui dure depuis le mois de mai. La ville veut en effet remettre en question la délégation de service public sur le transports et n’accorder plus aucune subvention. Pour les salariés, cela signifierait une remise en cause de bien des acquis et une perte estimée à 20% sur les salaires.

Verdi (Francfort) : Ce lundi 11 juillet, à Francfort (Main), ce sont les employés du syndicat Verdi qui se sont mis en grève. La direction du syndicat, qui ici est l’employeur, a proposé une hausse de 0,23% pour 2016 alors que le Comité d’Entreprise réclame 5% d’augmentation. Selon le GdG (Syndicat des employés de Syndicats), il est scandaleux que « Verdi se batte partout pour des hausses de salaires sauf dans sa propre maison ».

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