La grève à la Polyclinique Bordeaux Rive Droite se durcit

Sud Ouest, 7 juillet 2016 :

La grève à la Polyclinique Bordeaux Rive Droite se durcit. L’établissement situé aux Quatre Pavillons, peu habitué aux mouvements sociaux, assure le service minimum en dialyse, à la maternité et aux urgences même si le nombre de personnels s’avère insuffisant. Dans ce cas, des soignants grévistes sont réquisitionnés. Ils travaillent donc mais sont en grève. Ils portent, généralement, une inscription collée sur leur blouse.

Hier après-midi, des personnels administratifs et soignants campaient devant l’entrée de la polyclinique tandis que d’autres distribuaient des tracts aux passants et aux conducteurs aux abords de l’établissement afin d’expliquer pourquoi ils font grève.

Les raisons de la colère

« Le groupe Bordeaux nord Aquitaine qui gère la polyclinique Bordeaux Rive droite fait un bénéfice de 2 millions d’euros, explique Sandrine Freitas, de la CGT Santé. L’année dernière, nous n’avions rien obtenu sinon la promesse que nous aurions, cette année, quelque chose. » Ce « quelque chose » s’établissait, en début de négociations, lundi dernier, entre 6 euros et 11 euros de plus par salarié et par mois (selon la catégorie), selon une première proposition de la direction qui a engendré le mouvement initié par la CGT. Celle-ci demandait, en début de conflit mercredi dernier, 50 euros nets par personne et par mois.

Les négociations depuis la semaine dernière ont évolué. La CGT réclame désormais 30 euros bruts (23 euros nets) par mois et par personne. La direction a proposé, hier matin, le choix « soit 30 euros pour les plus bas salaires (175 salariés sur 350) avec une prime, soit 15 euros pour tout le monde plus une prime exceptionnelle. Cela signifiait doubler notre proposition initiale » affirme le directeur, Franck Chassagnac. « Les grévistes ont refusé, poursuit-il. Certains salariés reprennent le travail. Je vais les laisser réfléchir, on va se donner du temps. »

Les grévistes estiment pour leur part que « cette proposition des 30 euros ne servira pas les plus bas salaires car nos collègues qui travaillent, par exemple, à la stérilisation et qui touchent 1 100 euros par mois ne seraient pas concernés. Nous voulons une mesure qui béléficie à tout le personnel et qui soit décente. »

En attendant que la situation se délie, les services des urgences, de la maternité et de dialyse fonctionnent mais n’acceptent que les cas nécessitant une intervention urgente. Si tel n’est pas le cas et que le personnel est en nombre insuffisant, les patients peuvent être transférés vers la clinique Jean-Vilar, Bordeaux Nord, les hôpitaux de l’agglomération ou celui de Libourne.

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