Québec : Grève dans les maisons de retraite pour les 15$ de l’heure

Courrier Laval, 21 juin 2016 :

Réclamant depuis 2015 un salaire horaire de 15 $ de l’heure, les quelque 3000 travailleuses et travailleurs de 32 résidences privées pour personnes aînées du Québec, dont trois à Laval, ont déclenché une grève illimitée légale depuis minuit le 21 juin.

Les endroits touchés sur l’île Jésus sont la Résidence Ste-Rose, sur le boulevard Je-Me-Souviens, la Résidence Laval Ouest, sur la 27e Avenue, et le Centre d’hébergement de la Rive, 15e Avenue.

Pour Daniel Boyer, président de la FTQ, « personne ne va nous faire croire que 15 $ de l’heure, c’est trop demander. 80 % des grévistes sont des femmes. Elles prennent soin de celles et ceux qui ont participé à construire le Québec. Elles les nourrissent et veillent à la salubrité des lieux et à leur sécurité ».

Il ajoute que « nous faire dire que les payer 15 $ de l’heure c’est trop, c’est cantonner ces femmes dans la précarité. Les faibles salaires font qu’il y a un important roulement de personnel parce qu’à partir du moment où elles ont acquis une certaine expérience, elles trouvent de meilleurs emplois ailleurs. »
Services essentiels

Les grévistes sont soumis à la Loi assurant le maintien des services essentiels. Les moyens de pression ne doivent pas toucher la santé et la sécurité des personnes résidentes et 90 % des services normalement dispensés sont maintenus.

« Les syndiqués doivent travailler 90 % de leur horaire et peuvent faire la grève à 10 %, à tour de rôle », explique Richard Belhumeur, président du Syndicat québécois des employées et employés de service (FTQ).

Ententes de principes à la portée

Depuis les journées de grève du 11, du 30 et du 31 mai, des ententes sont survenues dans une dizaine de résidences et l’objectif de 15 $ de l’heure est atteint.

« Si des indépendants et certaines résidences de grands groupes sont en mesure d’arriver à 15 $ l’heure, nous considérons que les joueurs du marché, notamment les plus importants comme le groupe Chartwell, peuvent y parvenir », affirme M. Belhumeur.

Le dirigeant syndical soutient que les services essentiels sont maintenus, « mais il y a des tâches qui ne seront pas accomplies et que ça va créer des inconvénients ».

Parmi les services qui ne sont pas dispensés, « un lit ne sera pas changé, à moins qu’il soit souillé, un plancher ne sera pas lavé à moins qu’il soit dangereux, il n’y a pas d’époussetage et les gens mangent dans de la vaisselle jetable », selon Richard Belhumeur.

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