Quand une affiche dénonce les violences policières, les idiots s’en prennent à l’affiche

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Depuis le début du mouvement contre la loi El Khomri le 9 mars, les violences policières et arrestations aléatoires se multiplient contre les manifestations, rassemblements et blocages, et ce de Rennes à Besançon, de Lille à Marseille, de Strasbourg à Paris. Le syndicat CGT des salariés de l’Information et de la Communication a voulu dénoncer cette répression avec une affiche où l’on peut lire « La police doit protéger les citoyens, pas les frapper. Stop à la violence ».

Cette simple affiche a déchaîné les protestations de bien des politiciens, du FN, de Les Républicains ou du PS, des syndicats policiers CFDT, UNSA et Synergie et même de Cazeneuve, ministre de l’intérieur. Alors que des syndicalistes, des lycéens et lycéennes, des jeunes et moins jeunes, se font matraquer, politiciens et ministres s’en prennent à un syndicat qui dénonce cette répression. Ce qui les choque, ce n’est pas les images de brutalités commises à l’encontre de manifestantes et de manifestants à Paris, à Saint-Brieuc, à Strasbourg, à Besançon, à Lille, à Bois-Colombe, à Vaulx-en-Velin ou ailleurs, mais que l’on puisse condamner ces violences ! Et à entendre certaines déclarations ou menaces de plainte, on croirait même qu’il devrait être interdit de dénoncer la répression !

Révolutionnaires et communistes, nous pensons que tant que la bourgeoisie conservera le pouvoir, l’Etat et ses forces disposant du monopole de la violence légale auront pour but non pas tant de protéger la population mais de réprimer les luttes ouvrières. Cela étant dit, il va de soi que face à Cazeneuve et toute la horde de politiciens au service du patronat, nous affirmons notre solidarité totale aux syndicalistes CGT de l’Information et de la Communication.

Dénoncer la répression des grèves et des manifestations, être solidaires face aux violences policières, aux intimidations et aux arrestations est nécessaire dans ce contexte où le gouvernement, serviteur zélé du MEDEF, veut imposer la casse de nos garanties collectives à coups de tonfas, de matraques et de gaz lacrymogènes !

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