16E ARRONDISSEMENT : L’IGNOBLE MÉPRIS DE CLASSE DE LA BOURGEOISIE

Article de Camille Boudjak paru dans le n°64 de Communisme-Ouvrier d’avril 2016

C’est assez rare pour être signalé : les propriétaires des hôtels particuliers du 16e arrondissement parisien se révoltent. Lundi 14 mars, une partie d’entre eux ont même jeté le masque de leur belle éducation pour vociférer des insultes à l’encontre de la secrétaire générale de la préfecture de Paris.

Dans les quartiers populaires aussi, on lutte, comme dans le 18e où on se mobilise en solidarité avec des sans-papiers du quartier que ce soit pour annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF), obtenir un titre de séjour ou un hébergement. Dans le 10e, on lutte contre l’esclavagisme moderne aux côtés des coiffeuses et coiffeurs sans-papiers, et dans le 19e, on réveillonne en solidarité avec les ouvrières et ouvriers en grève d’OMS Synergie.

C’est sûrement insuffisant, mais à chaque fois, le maître mot, c’est la solidarité, parce qu’on sait que c’est notre principale force, parce que voir des mômes à la rue, non seulement nous retourne le cœur, mais que nous savons qu’il suffit d’un licenciement ou d’une galère de trop, pour qu’on s’y retrouve nous-mêmes.

Rien de tel chez les riches du 16e. Leur colère est provoquée parce qu’il est prévu d’y installer un centre d’hébergement d’urgence pour sans-abris ! Notons que c’est un des rares arrondissements parisiens où il n’existe aucun foyer pour sans domicile fixe (SDF), mais un seul serait déjà de trop pour ces bourgeois !

A la seule idée de croiser un humain privé de logement, ils éructent, hurlent, insultent et vomissent leur mépris de classe. Quelle horreur, un tel centre d’hébergement pourrait faire baisser le prix de leurs appartements cossus et hôtels particuliers !

Voilà bien la seule pensée de ces cerveaux connectés à leurs comptes en Suisse lorsqu’ils entendent le mot de SDF, et ce sont ces mêmes bourgeois qui nous expliquent à longueur de journée qu’il faut que nous nous contentions du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) ou du revenu de solidarité active (RSA) pour vivre !

Et c’est cette classe, composée de gens qui n’ont jamais bossé de leurs vies mais ce sont enrichis sur le dos du travail des autres, qui dirige le monde ! Il serait temps de lui arracher, non pas ses chemises, mais le pouvoir et de l’exproprier. Nous pourrons alors, non pas construire des centres d’hébergement d’urgence, mais utiliser ces grands hôtels particuliers pour y loger celles et ceux qui ont besoin d’un toit. C’était d’ailleurs le programme qu’avait appliqué la Commune de Paris en 1871, et il reste d’une brûlante actualité !

Tout ce que l’on peut souhaiter à ces grands bourgeois, c’est, comme le dit la chanson, qu’« Ils sentiront dans peu, nom de Dieu / Qu’la Commune n’est pas morte ! »

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