Caen – l’État (d’urgence) et la répression contre la solidarité avec les exilé-es

Une nouvelle manifestation a eu lieu samedi 5 mars à Caen en solidarité avec les exilé-es et les expulsé-es des CADA et centres d’hébergement d’urgence. Une quarantaine de personnes se sont réunies dans le calme à l’appel de l’AG de lutte contre toutes les expulsions.

La présence des forces policières, de la BAC et des gendarmes mobiles était conséquente et sans précédent dès le début du rassemblement.

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(Photo prise lors de la manifestation du mois de février 2016)

Toutes les rues au tour de la place du théâtre, où a eu lieu le rassemblement, étaient pleines à craquer des véhicules de police, des camionnettes des gendarmes mobiles, des voitures de la BAC et des RG. Une personne de l’identité judiciaire prenaient les photos des manifestant-es et de toutes celles et tous ceux qui faisaient halte sur la place. Une personne et ses deux enfants, dont un bébé, qui se sont arrêtés  saluer une connaissance parmi les manifestant-es se sont vus  photographier (ou filmer) par les BACeux.

Après une table de café et de presse et de la prise de parole, les manifestant-es ont decidé de partir, d’une manière pacifique et dans le calme, faire un cortège en ville et distribuer des tracts aux passants. Dès que la manifestation a quitté la place du théâtre, le dispositif policier a bloqué les manifestant-es de tous côtes. Le sous-préfet de police, le commissaire divisionnaire et le délégué départemental à la sécurité publique, tous présents  (Il ne manquait que Cazeneuve), ont sommé les personnes à se disperser avec des sommations légales, mais aussi des insultes, menaçant avec des interpellations immédiates et évoquant l’Etat d’urgence.

Vu la situation et l’impossibilité de dialoguer avec cette bande de voyous hystériques en face agrementés de bleu-blanc-rouge et avec des armes bien visibles qui était là clairement pour intimider et réprimer, les manifestant-es ont décidé de faire demi-tour. La police a tout de meme procédé à une dizaine de contrôle d’identité.

Il est évident que la ville de Caen et la préfecture du Calvados commencent à craindre la solidarité de certaines caennaises et caennais avec des exilé-es et veulent intimider et renforcer la répression contre le mouvement de solidarité . C’est aussi un signal envoyé avant la manifestation du 9 mars à toutes celles et tous ceux qui osent se révolter contre la politique ignoble que mène le parti au pouvoir contre les refugié-es, mais aussi contre le mouvement ouvrier dans son ensemble.

2 réponses à “Caen – l’État (d’urgence) et la répression contre la solidarité avec les exilé-es

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