Cooperl : une centaine de salariés en colère

La Nouvelle République, 4 mars 2016 :

Des salariés de l’abattoir Cooperl de Sainte-Eanne ont entamé une grève jeudi qui se poursuit ce vendredi. Ils rejoignent ainsi le mouvement social qui affecte leur groupe depuis le 25 février.

Une petite centaine de salariés, 80 au moins sur les 500 que compte l’entreprise, ont entamé un mouvement de grève, très tôt jeudi matin, vers 4 h à l’abattoir Cooperl de Sainte-Eanne, près de Saint-Maixent. Une action qui sera reconduite ce vendredi, comme il en a été décidé hier (à 95 %) à l’issue de l’assemblée des salariés.

Salaires, conditions de travail et perte d’acquis

Ce mouvement social s’inscrit dans un contexte plus global de tensions au sein du groupe Cooperl Arc Atlantique auquel appartient le site deux-sévrien. Groupe considéré comme le numéro un en France dans la transformation porcine qui compte 5.000 salariés. C’est au siège breton du groupe, à Lamballe, que le mouvement social a débuté il y a une semaine, le 25 février, alors que se tenaient les négociations annuelles obligatoires (NAO). L’action y a pris de l’ampleur de jour en jour au point que ce vendredi, l’activité devrait y être complètement paralysée sur le site des Côtes d’Armor, le plus important du groupe. « 100 % des salariés seront en grève ce vendredi, ils ont décidé de faire une opération usine morte », indiquait hier Vanessa Couturier, secrétaire général de l’UD CGT des Deux-Sèvres.

Le groupe compte quatre sites d’abattage en France. Après celui de Lamballe, celui de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine) a rejoint le mouvement, suivi donc depuis hier par le site deux-sévrien de Sainte-Eanne. « C’est d’abord l’esprit de solidarité qui a déclenché le mouvement », indique Vanessa Couturier, qui devait retourner dès 3 h sur place ce matin. « Ils ont conscience de tous faire partie d’une même entreprise et qu’ils doivent se mobiliser ensemble s’ils veulent se faire entendre. »

Au cœur des crispations, le gel des salaires avancé par la direction générale lors des NAO. Auquel s’ajoutent la dénonciation des conditions de travail et la crainte de perte d’acquis sur le site deux-sévrien. Autant de points sur lesquels il n’a pas été possible d’entendre la voix de la direction qui a refusé de répondre à nos sollicitations.

« Très préoccupé » par la situation du « premier employeur de la commune », le maire de Sainte-Eanne, Patrice Auzuret, entend se rendre sur place dès que possible.

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