Start People : Solidarité face à la répression antisyndicale

Frédéric Willemain, militant CGT chez Start People et membre de la Commission Exécutive de son organisation est actuellement sous le coup d’une procédure de licenciement.

La Direction de la société d’intérim Start People a informé le délégué syndical Frédéric Willemain, de sa mise à pied à titre conservatoire et convocation à entretien en vue d’un licenciement pour faute lourde pour le 4 février 2016.

Start People lui reproche d’avoir soi-disant empêché le 16 décembre 2015, des salariés intérimaires de pénétrer sur le site de La Poste à Rivesaltes (66) et d’avoir soi-disant agressé le directeur de cet établissement.

Voici les faits :

Depuis le 30 novembre 2015, un conflit du travail oppose les salariés de La Poste de Rivesaltes à la Direction du courrier. Alors que les postiers sont en grève depuis 61 jours, La Poste ne répond pas aux légitimes revendications des grévistes de création d’emploi et de maintien du service public de proximité.

Pour casser la grève, la Direction n’a trouvé mieux que de faire appel à des salariés intérimaires de Start People pour remplacer illégalement des grévistes, comme elle pratique partout en France et alors qu’elle a déjà été condamnée pour cela. Informée par les militants de la CGT FAPT de ces faits extrêmement graves, la CGT Start People, a décidé de faire se déplacer sur les lieux notre délégué syndical, Frédéric Willemain, qui s’est présenté sur le piquet de grève devant le site afin d’informer les salariés intérimaires de l’illégalité de ce recours et de leurs droits.

Il est important de noter que l’enquête de l’Inspection du Travail de Perpignan a relevé le recours illégal aux intérimaires pour remplacement de grévistes. Frédéric n’a fait qu’exercer son mandat de syndicaliste qui consiste à informer les salariés sur des pratiques illégales et qui mettent en opposition les travailleurs les uns contre les autres. A travers Frédéric, le patronat cherche à réprimer l’élan de solidarité entre les intérimaires et les postiers en lutte.

Et c’est un nouvel exemple de la répression qui s’abat sur ceux qui osent se lever actuellement.

Une pétition de soutien peut être signée ici en ligne.

Le 10 février, jour où il était auditionné par le Comité d’Entreprise, à dans plusieurs villes de France des actions ont été organisées vers des agences Start People contre le licenciement de Frédéric. A Rueil-Malmaison, une centaine de personnes se sont rassemblées pour manifester leur solidarité. En province, une douzaine d’agences Start People ont été ciblées dont Perpignan, Marseille, Montbéliard, Grenoble, Saint-Nazaire.

Quelques échos des actions du 10 février :

Annecy :

Un délégué syndical de la société Start People a été mis à pied pour faute lourde. Afin de lui témoigner son soutien, la CGT à invité ses membres à se mobiliser devant l’agence Start People à 10h ce matin. (Mannecy 10.2.2016)

Chambéry :

L’Union locale CGT de Chambéry a lancé un appel à manifestation, hier à 10 heures devant l’agence d’intérim « Start people », pour dénoncer la mise à pied d’un délégué (Le Dauphiné Libéré, 11.02.2016)

Etupes (Pays de Montbéliard) :

Manifestation hier matin d’une de militants à l’appel de la CGT de PSA Peugeot Citroën Sochaux devant l’antenne locale à Étupes de Start People contre le licenciement de Frédéric.

etupes

Marseille :

Ce mercredi 10 février, une 20aine de militant-e-s de la CGT Intérim, du Comité chômeurs et des UL Marseille Centre et Quartiers Nord ont occupé l’agence d’intérim Start People de la Rue Vincent Leblanc à Marseille.

Cette action fait suite aux sanctions et menaces à l’encontre de Frédéric, militant de la CGT Interim de Metz dans le cadre d’une action syndicale.

Un coup porté contre l’un d’entre nous est un coup porté contre tou-te-s, la CGT ne laissera pas tomber un camarade.

La direction de l’agence de Start People a été averti que nous reviendrons si les sanctions contre Fréféric ne sont pas levées. (UL CGT Marseille Centre).

Rivesaltes :

La grève du service courrier de Rivesaltes dure depuis le 30 novembre dernier.

L’intersyndicale met quotidiennement en avant le fait que la direction de La Poste « laisse pourrir la situation » suivant les termes des responsables CGT et SUD. Mais le conflit a pris ce mercredi une autre dimension. Les grévistes de Cabestany, Rivesaltes, Espira-de-l’Agly et Claira accompagnés par les représentants des syndicats se sont rendus devant l’agence d’Intérim Start People de Perpignan. « Nous entendons soutenir le représentant CGT du CHS-CT national accusé à tort d’avoir agressé physiquement le directeur d’établissement de Rivesaltes le 16 décembre 2015, expliquent les grévistes. Ce représentant syndical de l’agence d’intérim a été mis à pied, et a été convoqué pour un entretien en vue d’un licenciement pour faute lourde. La sanction que tente d’infliger Start people a un représentant des salariés est totalement injustifiée et s’inscrit dans le climat de répressions syndicale que les militants CGT subissent depuis de nombreux mois. »

Les grévistes mettent aussi en avant le fait que l’inspection du travail a relevé un recours illégal aux intérimaires pour le remplacement des grévistes sur le site de Rivesaltes. (L’Indépendant, 11.02.2016)

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