Toulouse : Lutte contre les licenciements à la Ligue de l’Enseignement

Actu Côté Toulouse, 10 février 2016 :

Les salariés de la Ligue de l’Enseignement 31 occupent depuis mardi 09 février les locaux de l’association pour protester contre un plan social.

Depuis mardi 9 février au soir, une soixantaine de salariés et délégués syndicaux de la Ligue de l’Enseignement 31 occupent les locaux de l’association, situés au 31 de la rue des Amidonniers à Toulouse. Cette association, qui s’est donnée pour mission l’éducation populaire, regroupe de nombreuses activités, comme la gestion de certains accueils de loisirs (ADL) et centres de loisirs associés à l’école (CLAE), mais aussi des animations auprès du jeune public et des formations (Bafa, bafd, etc.).

En redressement judiciaire d’urgence

Les salariés se mobilisent contre un projet de suppression de 37 postes et le transfert à un repreneur de quelque 600 employés, dans le cadre d’un plan social. Plombée par plusieurs millions de dette, l’association est en effet sous le coup d’une procédure de redressement judiciaire d’urgence.

La Ligue est en difficulté depuis 3 ans, et l’on considère que cela résulte d’une gestion pitoyable de l’ancienne direction, explique Franck Jenny, représentant syndical de la CGT. Pour autant, ce plan social pur et dur n’est pas la solution. Nous demandons un véritable Plan de Sauvegarde de l’Emploi, avec l’étude sérieuse des dizaines de projets que l’on a dans les cartons depuis plusieurs années et qui ont été ignorés par la direction.

Les salariés dénoncent notamment une stratégie « absurde qui consiste à licencier et à se séparer des activités les plus rentables de la Ligue – ADL, CLAE, formations… ».

Pourtant, la place de la Ligue de l’Enseignement est dans l’école, pour faire de l’éducation populaire. Là, on se sépare de notre ADN… alors qu’il génère beaucoup d’activité!, s’indigne Franck Jenny.

Une fermeture des centres et accueils de loisirs de Toulouse envisagée

Mardi 9 février, après un dépôt de grève de l’intersyndicale (CGT, SUD et CFDT) en résonance avec une cérémonie (annulée) qui devait avoir lieu pour les 150 ans de la Ligue, ces derniers ont décidé d’occuper les locaux de l’association, avec en parallèle la fermeture de huit centres de loisirs toulousains. Une occupation qui se poursuit mercredi 10 février « face au refus de la direction de permettre aux salariés de rencontrer le conseil d’administration ». Dans la matinée, les grévistes ont reçu le soutien de plusieurs élus locaux, tandis que la Déléguée générale de la Ligue Laurence Mandelbaum – « avec qui le dialogue est rompu », précise les salariés – a laissé la main au mandataire judiciaire, Me Mequinon, pour la gestion de crise. Celui-ci devait rencontrer les salariés dans la matinée.

De leur côté, les salariés ont d’ores et déjà lancé un ultimatum : « Nous organisons ce soir une assemblée générale des salariés à laquelle nous invitons le conseil d’administration. S’il ne vient pas, nous lancerons une grève illimitée, avec fermeture de tous nos accueils et centres de loisirs. On n’a plus rien à perdre… »

Car le calendrier de la procédure de redressement se précipite : le 15 février, le CE doit rendre un avis sur le projet de plan social, suivi par une homologation de la Direccte ; il passera enfin devant le Tribunal d’Instance de Toulouse le 21 mars.

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