Europe Forteresse – Nouvelles mesures contre les réfugié-es sur « la route des Balkans »

Le gouvernement macédonien a annoncé mercredi 3 février 2016 un nouvel accord concernant « la route des Balkans » et l’introduction de nouvelles mesures drastiques pour accroître « la sécurité à la frontière avec la Grèce, avec effet immédiat ».

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Macédoine, l’Autriche, la Serbie, la Croatie et la Slovénie ont convenu de l’échange rapide d’informations et de nouvelles procédures pour identifier chaque réfugié individuellement à la frontière sud de la Macédoine avec la Grèce.

A partir d’hier, tous les réfugiés entrant en Macédoine vont subir un entretien de 30 minutes à la frontière. Cette entretien cherchera à déterminer  la nationalité des réfugiés.

Un nouveau document de référence sera mis en place et les forces de police européennes supplémentaires seront déployées pour patrouiller le long de la frontière.

Ces annonces ont suivi une réunion d’urgence aujourd’hui de représentants des ministères de l’Intérieur  de la Macédoine, l’Autriche, la Croatie, la Slovénie et la Serbie. La séance est ouverte par le Bureau macédonien de la sécurité publique pour discuter de l’état actuel de la « crise des migrants ».

La frontière entre la Macédoine et la Grèce a fait l’objet d’une forte décélération de mouvement de réfugiés en raison de l’évolution des pratiques d’inscription, et a été officiellement fermée trois fois cette année.

Actuellement les chauffeurs de taxi macédoniens bloquent le chemin de fer du côté macédonien de la frontière, en demandant la possibilité de transporter les réfugiés à travers le pays. (Cette possibilité leur a été interdite à cause des abus)

Aujourd’hui, il y a des milliers de réfugiés qui attendent d’entrer en Macédoine, du côté grec de la frontière, dans le camp d’Idomeni et à la station-essence de Polykastro.

Dans le cadre des nouvelles mesures, les gouvernements autrichiens et slovènes s’engagent à déployer des policiers en Macédoine ainsi que des équipes qui parlent des langues des pays d’origine des réfugiés, afin de vérifier la nationalité des réfugiés verbalement.

Les personnes qui ne disposent pas de documents de voyage, se trouvent en possession de documents de voyage falsifiés, ou sont évalués comme donnant de fausses informations sur leur identité ou leur pays d’origine, ne seront pas autorisés à traverser la frontière. Seulement, les réfugiés qui sont réputés pour être de la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan, avec « des papiers en regle », seront autorisés à passer.

Le Directeur du Bureau de la sécurité publique en Macédoine, Goranco Savovski a déclaré que les mesures visent à normaliser la documentation des réfugiés le long de « la route des Balkans ».

« Les données seront stockées dans des bases de données nationales et seront disponibles pour l’échange (international) de données », a déclaré Savovski.

Les directeurs de police ont déclaré que ce nouveau document unique devrait être délivré par la Grèce, et être valide pour le pays de destination finale. Grèce n’a pas été représentée à la réunion, mais le plan sera présenté aux autorités grecques comme proposition d’une  « coopération ».

Source: newsthatmoves.org

2 réponses à “Europe Forteresse – Nouvelles mesures contre les réfugié-es sur « la route des Balkans »

  1. Pingback: Europe Forteresse – la porte close pour les réfugié-es d’Afghanistan | Solidarité Ouvrière

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