A Dijon, les syndicats demandent la relaxe des ex-Goodyear condamnés

France Bleu, 4 février 2016 :

Des dizaines de manifestations ont eu lieu ce jeudi en France pour dénoncer les peines de prison prononcées à l’encontre de huit anciens salariés de Goodyear. A Dijon, environ 150 personnes ont répndu à l’appel de la CGT place de la République.

.Accusés d’avoir séquestré leurs dirigeants pendant des négociations en 2014, les 8 « ex-Goodyear » ont été condamnés à 24 mois de réclusions dont neuf ferme, une décision inédite en matière de négociation sociale. Partout donc, les syndicalistes solidaires ont exigé leur relaxe immédiate.

Le gouvernement joue la surenchère

Drapeaux en main et autocollants fièrement accrochés au revers de la veste, les syndicalistes organisent la riposte. « Défendre son emploi n’est pas un crime » , martèle un slogan, au moment où Sandrine Mourey la secrétaire générale de la CGT 21 égrène au micro les affaires de violence contre les salariés et dont personne dit-elle n’ose parler.

« Que dit le gouvernement sur les 4.000 suppressions de postes à EDF ? Que dit le gouvernement sur les 600 emplois que Sanofi veut supprimer ? Chez Vallourec, qui après une augmentation de capital de un milliard d’euros, annonce la suppression de 500 emplois en France et la revente du site de Montbard ? Face à cette violence patronale, le gouvernement joue la surenchère ! »

L’oreille attentive, Fabian Clément, le co-secrétaire de la FSU Côte-d’Or approuve : ces peines de prison ferme contre les ex-Goodyear, c’est de la répression anti-syndicale. « C’est le ministère public qui poursuit alors que les cadres qui avaient été retenus avaient retiré leur plainte. Il y a quand m^$eme une couleur poilitique assez inquiétante dans cette affaire. Les salariés se battent, font valoir des arguments, c’est vraiment une décision disproportionnée. »

Des attitudes qui génèrent de la colère et de la frustration

A ces accusations de « prétendue violence », Fabian Clément oppose la violence des patrons et de la société : _ »_Quand une population est trop frappée par la précarité, le chômage, par des salaires insuffisants, la violence est là ! Quand une minorité de possédants s’enrichit de plus en plus. Quand il y a un discours contre les services publics, contre les augmentations de salaires au motif qu’il faut se serrer la ceinture; C’est toujours aux même qu’on demande de se serrer la ceinture. Nous n’attisons pas la colère ni la violence, mais le fait est qu’il y a des politiques, des attitudes, qui génèrent de la frustration et de la colère, et ça le gouvernement doit l’entendre. »

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