Longwy : manifestation jeudi devant la permanence du député

Le Républicain Lorrain, 1 février 2016 :

L’Union locale CGT et plusieurs sections du Parti communiste du Bassin ont décidé de faire taire « le silence des pantoufles », jeudi 4 février à 17h30, devant la permanence de Jean-Marc Fournel à Longwy-Bas. Explications.

La manifestation du jeudi 4 février sera synonyme de « ras-le-bol ». Elle s’accompagne de l’envoi de courriers pour demander au député-maire de Longwy, Jean-Marc Fournel, de se positionner contre la poursuite de l’état d’urgence en France.

Cette colère est nourrie par des événements locaux mais aussi nationaux. Explications avec Boris Maxant, secrétaire-adjoint de l’UL CGT, et Pierre-Alexandre Virgilio, secrétaire de la section PC de Thil.

Les syndicalistes d’ici et d’ailleurs

Les deux militants sont dubitatifs : « Des anciens salariés de l’usine Goodyear d’Amiens viennent de prendre neuf mois de prison ferme pour avoir retenu, bien au chaud dans leur bureau, leurs patrons, qui les licenciaient. D’ailleurs, les patrons ont retiré leurs plaintes. Sans parler des camarades d’Air France, de Kaiser Longuyon, d’Auchan Mont-Saint-Martin ou de la mairie de Longwy, qui sont eux aussi condamnés, réprimés, et parfois accusés de violence.

Alors que la violence est d’abord patronale, et due à la volonté de verser des dividendes aux actionnaires. Les chiffres parlent : à Continental Amiens, on note neuf suicides et 250 divorces parmi les 650 ouvriers licenciés, dont 500 sont encore au chômage (la justice a déclaré que les licenciements étaient justifiés par des intérêts boursiers) ; même proportion chez les Goodyear, suite à l’annonce de 1 143 licenciements, alors que l’entreprise affiche un bénéfice de 3,5 millions d’euros.

Et dans le même temps, des gens comme Patrick Balkany, Nicolas Sarkozy ou Jérôme Cahuzac, qui croulent sous les procès, ne sont et ne seront pas inquiétés. Voilà la France d’aujourd’hui, où l’action syndicale est criminalisée pour être réduite au silence, et les cadeaux sont faits aux hommes politiques et aux patrons (sous forme de cadeaux fiscaux alors que les emplois promis ne sont pas créés). »

Les socialistes d’ici et d’ailleurs

Boris Maxant et Pierre-Alexandre Virgilio poursuivent : « Les socialistes nationaux ont choisi leur camp, et trahissent ceux qui les ont aidés à arriver au pouvoir. Leur bilan est de +1,2 million de chômeurs. Et les socialistes locaux s’en plaignent en privé, mais ne le disent pas à voix haute. On aimerait qu’ils s’affirment. »

Les criminels d’ici et d’ailleurs

Les reproches pleuvent : « L’état d’urgence permet de créer la panique et de justifier tout un tas de mesures liberticides, comme les pleins pouvoirs aux policiers sans passer par la justice. Là aussi, les chiffres parlent : depuis le 13 novembre, il y a eu 2 764 perquisitions, pour 294 gardes à vue. Les manifestations et rassemblements sont interdits, et les militants gênants surveillés, inquiétés, réprimés.

La déchéance de nationalité va dans le même sens. Le Front national félicite les socialistes, pendant que la Ligue des Droits de l’Homme s’insurge.

Et au niveau local, que font nos élus ? Ils se taisent. Ce pays nous fait de plus en plus peur. » D’où la volonté de le faire savoir jeudi.

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