Grève surprise chez Vitalis contre « un licenciement abusif »

Centre Presse, 1er décembre 2015 :

Poitiers : Quasiment tous les bus de Vitalis sont rentrés au dépôt dès midi, hier, à l’appel de l’intersyndicale qui demande « la réintégration immédiate » d’une salariée écartée des effectifs vendredi.

Hier soir, le trafic des bus de Vitalis était toujours paralysé par un mouvement de grève qui avait débuté peu avant midi. Seules les lignes 22, 24, 25 et 29, ainsi que les lignes scolaires circulaient normalement dans l’agglomération de Poitiers, indiquait Vitalis sur son site internet. Et cette situation pourrait se poursuivre aujourd’hui, au moins dans la matinée.


« On lui a dit vendredi soir que ce n’était pas la peine de revenir »

Ce mouvement social est consécutif au licenciement d’une employée administrative, une comptable âgée de 52 ans, recrutée huit mois plus tôt. « On lui a dit vendredi soir que ce n’était pas la peine de revenir, explique Michel Vautier, délégué syndical CFDT. Le directeur s’appuie sur la convention collective qui prévoit une période d’essai de douze mois. Il estime qu’il peut rompre son contrat dans cette période, sauf que la Cour de cassation a plusieurs fois jugé que ce délai de douze mois n’est pas raisonnable. »

Hier matin, les délégués syndicaux et les élus du CHSCT ont demandé à la direction « la réintégration immédiate », sans obtenir gain de cause. C’est à la sortie de cette entrevue que les cinq syndicats de Vitalis (CGT, Solidaires, CFDT, UNSA, CFE-CGC) ont unanimement décidé de bloquer le dépôt et d’appeler les chauffeurs à cesser le travail. Les grilles ont été fermées par les grévistes, peu avant midi, pour empêcher également toute sortie. Le réseau a été rapidement paralysé par ce mouvement spontané et très suivi.

De son côté, Thierry Wischnewski se dit sûr de son droit. « On est dans le cadre de la période d’essai, indique-t-il. Elle avait été prévenue il y a plusieurs semaines qu’elle devait améliorer son attitude. Ce n’a pas été le cas, donc on lui a notifié la fin de notre collaboration. » Le patron du réseau de bus ajoute qu’il a proposé aux syndicats « de mettre en place un accompagnement social pour aider cette dame à retrouver un emploi ».

La proposition a été rejetée unanimement. « Je suis un syndicaliste plutôt conciliant d’habitude, assure Michel Vautier. Mais, là, c’est inacceptable, on ne peut plus discuter avec lui. Maintenant, on est dans l’épreuve de force. » Les syndicats espéraient pouvoir reprendre le dialogue avec le président de Vitalis, Alain Tanguy, mais le maire de Vouneuil-sous-Biard était absent de Poitiers hier. Ils doivent se rencontrer ce mardi matin. En attendant, les bus restent au dépôt.

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