Agents des écoles en grève contre la précarité

Le Journal de l’Orne, 23 septembre 2015 :

Mardi midi, à l’appel de la CGT, les agents des écoles d’Argentan Intercom se sont mis en grève et ont manifesté devant le siège de la Cdc. Ils dénoncent à la fois la précarité des agents et la diminution du personnel.

« Notre priorité, c’est la lutte contre la précarité. » Mardi midi, plusieurs dizaines de personnes, dont une bonne trentaine d’agents des écoles gérées par Argentan Intercom, se sont retrouvées devant le siège de la Cdc.

« Beaucoup d’agents travaillent à temps partiel, de 50 à 80 % », constatent les membres du collectif CGT des agents. « Nous voulons que ces personnes puissent augmenter leur temps de travail. Travailler pour 600 €, quand on sait qu’on est considéré comme étant sous le seuil de pauvreté à 980 €, ce n’est pas normal. […] Par ailleurs, on nous a bien fait comprendre que lorsqu’un agent sera en arrêt, il ne sera pas remplacé. »

4 classes = 4 Atsem ?

De prendre l’exemple de postes qui n’ont pas été remplacés à Argentan au sein des écoles Vincent-Muselli et Jacques-Prévert, suite au changement d’affectation de deux agents. Ou encore la création d’une 4e classe à l’école Fernand-Léger à la rentrée, mais pas de recrutement d’un 4e Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles).

« Le problème est simple. Même s’il y a moins d’élèves sur Argentan, il n’en demeure pas moins que la surface à nettoyer reste la même. Or, avec moins de monde, on ne peut pas être aussi efficaces dans le ménage. Du coup, on a déjà enregistré des accrochages entre des agents et des enseignants. »

Les représentants du personnel ont eu deux rendez-vous avec les responsables de la Cdc en amont de cette manifestation, « mais nous n’avons rien obtenu. » La raison invoquée ?

« Les finances de la Cdc. On comprend bien qu’il y a moins de dotations de l’État, mais ça, ce n’est pas notre problème. »

Un problème que les élus CGT remarquent dans d’autres services gérés par la Cdc.

« On a perdu une personne à la cuisine centrale. À la médiathèque, le nombre de personnes est passé de 25 à 21. On supprime du personnel qui accueille du public. En un mot, on diminue la qualité du service public. »

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