Montréal: manifestation pour accueillir des réfugiés

Canoe, 6 septembre 2015 :

Environ 500 militants se sont rassemblés samedi à Montréal afin de dénoncer la «complicité» du gouvernement Harper dans la mort du petit Alan Kurdi, ce bambin syrien dont le corps sans vie a été retrouvé sur une plage turque.

L’événement, organisé par Cité sans frontières, s’est tenu dès 14 h à la place Norman-Bethune. Tour à tour, les manifestants ont été invités à exprimer leur point de vue sur les nombreux réfugiés à travers le monde. L’inaction du gouvernement conservateur dans le dossier a été soulevée à de nombreuses reprises.

«On doit tirer des leçons du petit Alan. Il faut continuer à faire de la pression sur le Canada pour qu’il fasse à son tour de la pression sur d’autres pays», a affirmé Huseyin Akyol, un avocat et défenseur de la cause.

Pour Jaggi Singh, un militant de Cité sans frontières bien connu de ses pairs, il est plus difficile d’entrer au Canada depuis les dernières années. L’imposante bureaucratie, le manque de personnel et l’inaccessibilité aux soins de santé prouvent, selon M. Singh, que le gouvernement tente de réduire le nombre de réfugiés qui entrent au pays.

«Si on est capable d’envoyer des avions pour bombarder des personnes en Syrie, on est capable d’envoyer des avions pour aider les gens à venir ici et faire leur application ici», a dit M. Singh.

Pour la plupart des militants rencontrés, le Canada a toujours été un pays pacifiste, ouvert et accueillant. Il est donc primordial pour eux que le gouvernement fédéral accepte d’accueillir le plus de réfugiés possible, sans quoi les conséquences pourraient être irréversibles.

«Je demande au Canada de prendre position, a dit Suhel Alsalman, un manifestant d’origine syrienne. Le Canada est une terre d’accueil pour des réfugiés. Les réfugiés ce sont des gens qui cherchent la vie, mais qui trouvent la mort partout.»

Alors que la campagne électorale peine à attirer l’attention du public en plein été, Jaggi Singh considère que tous les partis fédéraux profitent et exploitent le sort du petit Alan afin de créer un engouement politique.

«Ça fait dix ans qu’on en parle, c’est que des calculs électoraux», a indiqué le militant. Pour lui, il s’agit d’une question de solidarité, d’humanité et parfois même de vie ou de mort.

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