L’humanité contre la barbarie

Article publié par l’Initiative Communiste-Ouvrière :

L’actualité de ce premier quart de 21ème siècle n’est pas avare d’images, de chiffres ou de dépêches montrant toute la barbarie de ce monde. Barbarie de la guerre et du militarisme d’abord, que ce soit en Syrie, au Soudan, au Congo-Kinshasa, en Palestine, en Ukraine ou ailleurs, barbarie des bombardements du tyran Al-Assad ou des massacres commis par les fanatiques de Daesh ou d’Al-Qaïda, barbarie des exécutions sommaires en Iran, en Chine ou en Arabie Saoudite, barbarie de la misère privant hommes, femmes et enfants du minimum vital, barbarie de l’exploitation capitaliste et de ces dizaines et dizaines de morts, des mines de Soma en Turquie aux ateliers textile du Bangladesh, en passant par Tianjin, sans oublier, plus près de nous, les victimes de l’amiante et les salariés qui, à Lidl, chez Orange ou chez Dacia, préfèrent se suicider que de continuer à subir la pression des chefs et la dégradation des conditions de travail…

Chaque jour cette barbarie hurle la nécessité d’en finir avec ce vieux monde capitaliste, hurle la nécessité de la révolution et du communisme. Barbarie aussi, aux frontières de l’Europe, où des milliers de réfugiés, des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants fuyant les guerres, la dictature et la misère, font face aux politiques xénophobes des Etats de l’Union Européenne. L’image du petit Aylan Kurdi, ce petit garçon syrien de trois ans retrouvé noyé sur une place de Turquie a fait le tour du monde et est le symbole de ces milliers d’anonymes originaires de Syrie, d’Afghanistan, d’Érythrée, du Congo, du Soudan, d’Ukraine, ou d’ailleurs qui risquent leurs vies pour chercher une vie plus sure en Europe.

Mais ces derniers jours ont montré également qu’il y a une lumière au bout du tunnel, un espoir pour sortir de cet âge barbare. Cet espoir ce sont ces milliers de gens ordinaires qui se sont portés volontaires pour apporter leur solidarité aux réfugiés. Dans les gares de Munich, de Francfort, de Hambourg, de Vienne, de Salzbourg,… les réfugiés sont accueillis avec des applaudissements, des banderoles « bienvenue », des boissons, des fruits, des bonbons, des couches, des habits chauds ou même des nounours. Même en Hongrie, malgré le régime autoritaire et raciste de Viktor Orban, des gens ordinaires ont témoigné de leur solidarité, comme ces travailleurs et travailleuses de la santé qui ont apporté les premiers soins à certaines familles. A Belgrade, Sarajevo et dans d’autres villes des Balkans, en Italie ou en Grèce, à Roubaix en Belgique et ailleurs en Europe, on voit des témoignages de solidarité avec les réfugiés. Des manifestations ont également eu lieu dans un certain nombre de villes d’Europe ou d’Amérique du Nord ces derniers jours, comme à Dresde, Vienne, Paris, Nantes, Toulouse, Montréal, Vancouver, Zurich, etc. pour dire « bienvenue aux réfugiés » et dénoncer les politiques xénophobes et inhumaines de fermeture des frontières. En France, contrairement à d’autres pays d’Europe, et malgré les premières manifestations, le mouvement doit encore se construire. Toutes ces manifestations de solidarité sont la meilleure réponse de la population et des gens ordinaires aux politiques inhumaines des gouvernements et aux partis et groupes racistes.

Ce mouvement doit être non seulement salué mais renforcé sur le long terme. Si, plus que jamais, la solidarité est nécessaire avec celles et ceux qui luttent, en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs, contre les régimes despotiques, corrompus et anti-ouvriers, l’urgence est à l’ouverture des frontières à celles et ceux qui fuient les guerres, les dictatures et la misère, ce qui signifie, une fois les frontières ouvertes, le droit au séjour pour toutes et tous. Nous devons refuser les politiques de tri entre « vrais » et « faux », « bons » et « mauvais » réfugiés. Personne ne quitte ses amis, ses proches et sa famille pour risquer la mort dans une embarcation de fortune sans avoir de bonnes raisons de fuir ! L’urgence aussi est d’offrir à toutes et à tous les moyens d’une vie digne et décente, un logement, de quoi se nourrir, un droit à l’éducation et à la protection pour les enfants, des soins, etc. Si cela va à l’encontre des politiques d’austérité des gouvernements, il faut être clair : les milliards d’euros de profits qu’ont fait ces dernières années les grands actionnaires et patrons d’Europe permettent largement d’assurer ces droits à tous et toutes, quelques soient nos origines ou notre nationalité. L’égalité implique également les pleins droits de citoyenneté à tous les réfugiés et immigrés.

Une fois encore, bienvenue aux réfugiés ! Bravo à toutes celles et à tous ceux qui participent au formidable élan de solidarité ! Renforçons la pression contre les politiques xénophobes inhumaines des Etats de l’Union Européenne ! Et toutes et tous ensemble, quelque soient nos origines, où que nous soyons nés sur cette terre, menons la lutte pour que les formidables richesses dont disposent l’humanité profitent à toutes et tous, pour l’égalité et la liberté, pour un monde meilleur, pour l’humanité contre la barbarie !

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