Archives quotidiennes : 18/08/2015

Ouverture des magasins le dimanche à Paris: les syndicats contre les zones concernées

AFP, 18 août 2015 :

Les syndicats du commerce parisien (CGT, SUD, Unsa, CFDT) ont protesté lundi contre le projet de décret délimitant les futures zones touristiques internationales (ZTI) dans la capitale, dont ils disent avoir pris connaissance, y voyant la preuve que l’objectif de la loi Macron est la « généralisation du travail du dimanche ».

Ces syndicats, rassemblés au sein du Clic-P, indiquent dans un communiqué qu’ils ont « pris connaissance des projets de décrets délimitant les futures ZTI parisiennes et désignant les gares dans lesquelles les commerces seront autorisés à employer des salariés le dimanche ».

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Une Nigériane homosexuelle, menacée d’expulsion, risque la mort dans son pays

France Bleue, 17 août 2015 :

Une jeune Nigériane actuellement au centre de rétention d’Hendaye (Pyrénées Atlantiques), pourrait être expulsée d’un moment à l’autre. Elle avait fui son pays après la mort de son amie, brûlée vive à cause de son homosexualité. La Cimade, l’association qui vient en aide aux réfugiés, a déposé un recours auprès de la Cour Européenne des droits de l’homme.

Au Pays basque, les heures sont comptées ce lundi pour cette jeune Nigériane de 26 ans. Elita est au centre de rétention d’Hendaye (Pyrénées Atlantiques). Toutes ses demandes d’asile ont été rejetées. Elle pourrait être expulsée ce mardi vers son pays où elle risque d’être emprisonnée voire tuée pour son homosexualité. La Cimade, l’association qui vient en aide aux réfugiés au centre de rétention d’Hendaye a déposé en urgence un recours devant Cour européenne des droits de l’homme alors que la jeune femme est convoquée à 10h30 au tribunal correctionnel.

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Verreries de Masnières: les anciens salariés attendent toujours leur solde de tout compte

Nord Eclair, 18 août 2015 :

Ils sont une quarantaine d’anciens salariés réunis depuis ce mardi matin, 7 heures, devant l’entrée des Verreries de Masnières. Ils veulent, qu’enfin, leurs soient versés leurs derniers salaires et remis leur attestation de fin de contrat. Ils ont allumé deux feux devant l’usine pour montrer leur exaspération.

Ils avaient prévenu qu’ils recommenceraient si rien ne bougeait. Ils sont là. Depuis très tôt ce matin, une quarantaine d’anciens salariés bloquent l’entrée des Verreries. Ils ont bien reçu une partie de leur salaire de mai, mais rien pour juin, et pour les quelques uns concernés rien pour le mois de juillet. Et ils n’ont toujours pas reçu leur attestation de fin de contrat. « La vraie, note Jean-Jacques, l’un des manifestants, celle qui me permettra de faire mon dossier pour la retraite. Et de tourner la page. »

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Le mythe des « premiers concernés » : quelques notes critiques sur la politique du PIR et du STRASS

Texte ayant servi de base de discussions lors de la rencontre d’été 2015 de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Toute une mouvance, comme le PIR ou le STRASS, tentent de justifier leur politique en se présentant comme la seule voix légitime des « premiers concernés », discours qui est malheureusement parfois repris par certains à l’extrême-gauche. Ainsi, concernant le terme « d’islamophobie », Saïd Bouamama écrit : « Le choix des termes « racisme anti-Arabe » et « anti-Noir » n’est bien entendu pas neutre. Il constitue en premier lieu le refus d’utiliser les termes que les premiers concernés ont choisis pour désigner la réalité des discours et actes qu’ils subissent. Il suffit de lister le nom de quelques organisations militantes agissant sur cette question pour s’en convaincre : « Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), Brigade Anti-Négrophobie (BAN), Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), etc. ». Ce genre de propos, nous l’avons déjà entendu de la part de camarades d’extrême-gauche, justifiant l’utilisation du terme ambiguë d’islamophobie, sous prétexte que ce serait « le terme choisi par les premiers concernés ».

Notons tout d’abord, concernant le terme « islamophobie », que dans notre pratique avec des « ouvriers indigènes » ou auprès de sans-papiers, nous n’entendons que très rarement ce mot. Au contraire, nous entendons bien plus souvent des ouvriers se plaindre du racisme d’un chef, d’un patron ou de collègues, du racisme de l’administration lors de la demande ou du renouvellement d’un titre de séjour, ou même du racisme ambiant dans la société, que de « l’islamophobie ». De plus, il convient de préciser que le PIR ne saurait en aucun cas se présenter comme une organisation représentative des « indigènes ». La grande majorité des « indigènes » ne connaît même pas l’existence du PIR, très peu se définissent même sous ce terme « d’indigènes », et il y a bien plus de travailleurs maghrébins, noirs ou originaires des DOM-TOM, organisés à la CGT qu’au PIR. Mais cela n’empêche pas le PIR de chercher à se présenter comme la seule organisation représentative des « indigènes », accusant celles et ceux qui le critiquent ou ne partagent pas sa politique, lorsqu’il s’agit de personnes noires ou maghrébines, de « trahison », terme utilisé par exemple contre Sophia Aram dans un texte du PIR.

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Manifestation du 14 août à Kerbala

Kerbala (Irak) : Lors de la manifestation du 14 août contre la corruption, les divisions sectaires et la misère, les forces de répression ont repoussé à coup de canons à eau la population qui tentait de prendre l’hôtel de ville.

Aquanor : la grève est terminée

Clicanoo, 18 août 2015 :

Fin de la grève à Aquanor. Après deux semaines de conflit, direction et grévistes sont parvenus à un accord.

Le site devrait à nouveau ouvrir ses portes dès aujourd’hui. Cela faisait bien dix jours que les bassins d’Aquanor n’avaient pas accueilli de public. En cause : un bras de fer entre une trentaine de salariés et la direction.

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Batna : les deux unités de la société de conserve Enajuc en grève illimitée

Le Matin, 18 août 2015 :

Les employés des deux unités de conserve SPA Enajuc, N’Gaous et Menaa (spécialisées dans la transformation des fruits), ont entamé une grève générale illimitée depuis samedi dernier.

Selon le secrétaire général du syndicat de la firme, Salah Bourzem au quotidien le Matindz, cette grève a été organisée et décidée par l’ensemble des travailleurs en présence d’un l’huissier de justice, dont un préavis de 10 jours a été établi puis après déposé auprès de la direction. Cet arrêt de travail a été lancé depuis samedi matin. D’après le même responsable du syndicat des deux unités, une liste de 20 points de revendications a été déposée auprès de la direction. A commencer par l’amélioration des conditions de travail, une augmentation de leurs salaires ainsi une révision de la convention qui leurs a été refusée depuis l’année 2013. Sachant que l’entreprise a été privatisée en 2007. Depuis les conflits persistent toujours, a-t-il ajouté.

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Les communistes face au racisme

Texte ayant servi de base de discussions lors de la rencontre d’été 2015 de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Plus que comme un simple sentiment hideux, le racisme se définit comme un système politique d’exclusion, de discrimination et d’oppression (voire dans sa forme la plus barbare d’extermination) d’un groupe humain sous prétexte de sa couleur de peau, de son origine, de son ethnie, de sa religion ou supposée religion, et/ou de sa nationalité. A l’exception des régimes coloniaux et de leurs avatars comme par exemple le régime d’apartheid en Afrique du Sud, le racisme s’exerce généralement contre une ou plusieurs minorité(s). Ce sont finalement les racistes qui fixent les critères qui déterminent la division entre « vrais nationaux » et « étrangers ». Juridiquement, en France, le seul critère légal discriminant en droits est la possession, ou non, de la nationalité française, et pour ceux qui ne l’ont pas, la possession ou non, de la carte de séjour. Qu’il s’agisse de gouvernements PS ou UMP, nous avons par exemple des ministres arabes ou noirs. Or, si l’égalité en droits est reconnu pour tous les citoyens français, quelque soit leur couleur de peau, leur origine, leur ethnie, leur religion ou supposée religion, force est de constater que les discriminations subsistent lorsqu’on est membre d’une minorité, que ce soit pour l’accès à l’emploi, au logement, face aux contrôles policiers, etc. Notons que si, contrairement à d’autres pays, la France ne reconnaît pas l’existence de minorités nationales sur son territoire, derrière les « grands principes républicains », cette non-reconnaissance peut elle même être source de discriminations, ne serait-ce que parce qu’elle nie le droit d’utiliser sa propre langue face à l’administration. C’est notamment le cas dans les DOM-TOM où, en particulier dans les couches les plus pauvres de la population, les langues créoles dans les Antilles ou africaines à Mayotte restent les principales langues véhiculaires.

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Il convient également de constater, que derrière le verni « républicain-égalitaire », bien des groupes restent considérés comme « pas tout à fait Français » ou « moins Français que les autres ». Lorsque Valérie Pécresse déclare « on doit pouvoir donner aux Musulmans ce qu’on donne aux Français et aux Juifs », on comprend bien qu’elle considère, comme une bonne partie de la société et de la classe dominante, que les personnes de confession ou d’origine juive ou musulmane ne sont finalement « pas vraiment française ». Les gens du voyage aussi, même s’ils vivent en France depuis des siècles et des générations, restent considérés par une bonne partie de la classe politique comme « pas vraiment Français ». Et il faut noter qu’en Europe, à chaque vague de nationalisme et de racisme, à chaque fois que l’on commence à s’en prendre aux « immigrés » (qui sont parfois des petits-enfants ou même arrière petits-enfants d’immigrés), à chaque fois que l’on se lance dans une division entre « nationaux » et « non-nationaux », le Juif comme le Tzigane, même si leur famille est installée depuis des siècles dans le même village, risquent d’être désignés comme « étranger ».

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Grève au sein de la société NCR de Vilvorde

Le Soir, 18 août 2015 :

La société NCR basée à Zaventem et spécialisée dans les transactions pour le secteur bancaire, est touchée mardi par un mouvement de grève, annonce le syndicat chrétien d’employés LBC. Le mouvement fait suite au licenciement d’un délégué syndical.

Ce licenciement, visant un délégué employé dans l’entreprise depuis 1987, est « la goutte d’eau qui fait déborder le vase », selon le syndicat qui évoque également « un mécontentement général sur la politique de ressources humaines de l’entreprise » et reproche au management de ne pas respecter les accords. « Au lieu de s’attaquer aux problèmes internes, la direction a choisi de s’attaquer au messager », déplore encore la LBC. Un piquet de grève est prévu dès 09h00 devant l’entrée de l’entreprise.