Les personnels de bord des trains Thello pour Venise en grève

AFP, 20 juillet 2015 :

Les personnels du prestataire de Thello assurant le service à bord des trains de nuit de Paris à Venise sont massivement en grève depuis vendredi, accusant la direction de LSG France de « ne pas respecter ses obligations légales » en matière de rémunération, repos et congés, a-t-on appris lundi de sources syndicales.

La grève est suivie par « 100% des salariés en CDI depuis vendredi », soit 58 personnels de bord et 10 chefs de bord, selon la CFE-CGC. Elle n’empêche pas les trains de rouler car, selon le syndicat, la direction du prestataire « a fait appel à des cadres et à des intérimaires pour faire partir les trains ».

Selon le deuxième syndicat ayant appelé à un mouvement de grève illimitée, SUD-rail (majoritaire chez les personnels de bord), cette grève « très suivie » est une « première » chez les personnels de catering ferroviaire à bord des trains Thello.

La filiale du groupe italien Trenitalia (67%) et du Français Transdev (33%) fait circuler des trains entre la France et l’Italie depuis 2011. Sur sa liaison Paris-Venise, Thello a confié le service à bord (bar, couchettes…) à LSG France (LSG Sky chefs, filiale de Lufthansa).

Selon les deux syndicats, le prestataire ne respecterait pas plusieurs obligations légales. Ils dénoncent notamment des « irrégularités » dans le décompte des congés payés, affirmant devoir travailler plus de 35 heures par semaine avant ou après leur période de congés afin de « compenser » leur absence, sans majoration de salaire.

Les dirigeants de LSG France n’ont pu être joints par l’AFP. Mais selon la CFE-CGC, « le PDG a annoncé (dimanche) un audit et qu’il paierait rétroactivement ce qu’il nous doit si celui-ci indique qu’il s’est trompé ».

Malgré cette « avancée », les syndicats ont reconduit lundi le mouvement. Ils dénoncent également un « non-respect des temps de pause » entre deux trajets, un décompte annuel des heures illicite (sans accord d’entreprise) et une perte de rémunération d’environ 1.200 euros par an pour les chefs de bord suite à une réorganisation du travail « imposée » pour gérer le sureffectif engendré par l’arrêt fin 2013 de la liaison Paris-Rome.

Dans la nouvelle organisation, les chefs de bord travaillent en « binôme » mais ne touchent les primes afférentes à leurs responsabilités de « management » et de « sécurité » que pour « l’un des deux trajets ». D’après les syndicats, cette « modification » n’a pas été faite dans le respect des règles.

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