Collège de Bellefontaine (Toulouse) : deux nouvelles enseignantes en grève de la faim

Métro, 15 juillet 2015 :

Au 24e jour de sa grève de la faim, Laure Betbeder, l’enseignante du collège de Bellefontaine qui conteste sa mutation forcée et celle de cinq de ses collègues, a été rejointe dans son mouvement par deux autres professeurs de l’établissement.

Cela fait plus de trois semaines que Laure Betbeder, professeur de SVT au collège de Bellefontaine, a cessé de s’alimenter pour protester contre la mutation forcée dont elle et cinq de ses collègues font l’objet. Une épreuve que son corps commence à supporter difficilement. « Laure est extrêmement fatiguée et a besoin de beaucoup de repos. Les risques pour sa santé vont en grandissant, confie son collègue Didier, membre du collectif de soutien à l’enseignante. Pourtant, le rectorat continue d’afficher son mépris, rien n’a avancé. »

Selon le collectif, la rectrice s’est engagée la semaine dernière, auprès du député Jean Lassalle, venu apporter son soutien aux enseignants, à reconsidérer leurs cas. « Nous aurions du recevoir un courrier officiel, or nous n’avons toujours rien », affirme Didier.

Situation bloquée

Les échanges téléphoniques quotidiens avec la médiatrice nationale, chargée de faire le lien avec le ministère de l’Education nationale, n’ont pas non plus porté leurs fruits. Et l’annulation de la venue à Toulouse de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, qui devait notamment se rendre au rectorat jeudi, a été vécue par les enseignants comme un affront supplémentaire.

Laure Betbeder a donc entamé mercredi son 24e jour de grève en compagnie de sa mère Annick, qui en est quant à elle à son 9e jour de jeûne. Une pugnacité qui a fait des émules : ce mercredi, les deux femmes ont en effet été rejointes dans leur mouvement par deux autres enseignantes du collège.

Accentuer la pression

Aucune n’est directement concernée par les mesures décidées par le rectorat. Elles n’en sont pas moins inquiètes des répercutions pour l’établissement. « Ils sont en train de casser notre équipe, notre outil de travail, se lamente Claire Federici, professeur de technologie au collège de Bellefontaine. Personne ne veut venir en REP+ et voilà qu’on nous enlève des collègues motivés, qui veulent rester. C’est insensé ! »

Devant l’absence de réaction du rectorat ces dernières semaines, l’enseignante a donc choisi de jeûner à son tour pour accentuer la pression. « Le collège a besoin d’une équipe stable, je veux qu’on nous rende nos collègues et qu’on nous laisse travailler. »

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