Ni Grexit ni german exit : « bourgeoisie exit » !

Tract de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Malgré un non massif lors du référendum du 5 juillet, la réunion entre la Grèce et les Etats Européens créanciers a débouché sur un nouveau plan d’austérité, tout aussi drastique que celui qui a été rejeté. Une fois encore, c’est la population grecque, et en particulier la classe ouvrière, qui va devoir payer le prix fort au nom du remboursement de la dette.

Depuis des années, au nom de la crise économique, au nom du remboursement de la dette, les ouvriers et ouvrières de Grèce subissent des baisses de salaires, des baisses de leurs pensions de retraites, des privatisations, des fermetures d’hôpitaux, des licenciements et des hausses des prix. Petit à petit, la voracité des capitalistes a acculé la population de Grèce à toujours plus de misère et de souffrances.

Ce que vit aujourd’hui la population de Grèce, c’est ce qui se dessine pour toute l’Europe et même au-delà. Partout, les gouvernements, fidèles instruments du patronat, imposent de nouvelles mesures d’austérité et de nouvelles attaques anti-ouvrières. En France, c’est par exemple les lois Macron et Rebsamen qui détruisent encore les droits des travailleurs, le gel des salaires qui pousse de plus en plus de travailleurs vers la pauvreté, la fermeture d’hôpitaux et la dégradation du service de santé, sans compter l’explosion du chômage et la multiplication des plans de licenciements.

A la base de la « crise grecque », il y a la volonté, selon le vieux principe bourgeois « privatiser les profits, socialiser les pertes », de sauver les banques, et en particulier des banques françaises comme la Société Générale, la BNP Paribas, le Crédit Agricole ou la BPCE, d’un défaut de paiement de la Grèce. Et si, en France comme ailleurs, la majorité de la population voit son niveau de vie baisser, les grands patrons continuent de voir leurs profits exploser. Ainsi, les « 500 plus riches » de France pèsent en 2015 460 milliards d’euros, cinq fois plus qu’en 1996 ! Pour donner une idée de ce que cela représente, si le smic mensuel avait connu la même évolution que les fortunes des 500 plus riches, il serait aujourd’hui à 4928,30 euros !

La question n’est pas : sortie ou maintien dans l’Union Européenne, sortie de l’euro ou retour à la drache, au franc ou à une autre monnaie. Galérer en drache, en francs ou en euro, c’est toujours galérer. Avoir un salaire, une allocation-chômage ou une pension de retraite libellé dans telle ou telle monnaie ne change rien si on n’arrive pas à joindre les deux bouts. Que l’on travaille pour engraisser les actionnaires de PSA, BMW, Fiat, Volvo ou Toyota, on est toujours soumis à la même dictature patronale.

La question c’est bien d’en finir avec la dictature de cette infime minorité de bourgeois, d’en finir avec ce système absurde et inhumain qu’est le système capitaliste. Et cela implique, non pas des « députés plus à gauche », mais bien une transformation révolutionnaire de la société, la socialisation des moyens de production pour que les formidables capacités techniques dont nous disposons servent à répondre aux besoins de l’humanité et non aux profits d’une minorité capitaliste, cela veut dire le renversement des Etats actuels qui ne sont que des instruments au service de la bourgeoisie pour que le pouvoir politique aille aux mains des travailleuses et des travailleurs.

Aujourd’hui, nous ne sommes certes qu’une minorité à défendre la perspective révolutionnaire et communiste. Mais face à la crise du capitalisme, c’est la seule perspective réaliste, le seul moyen d’en finir avec la misère et l’exploitation que ce soit à Athènes, à Paris ou à Berlin.

Dehors la bourgeoisie ! Vive le communisme !

 

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