Archives quotidiennes : 05/07/2015

Londres : “Nazi scum – off our streets !”

Un groupe de néo-nazis avait décidé d’organiser une marche antisémite samedi 4 juillet à travers Golders Green, quartier juif du nord de Londres. Mais suite aux protestations des habitants, la manifestation « contre la judéisation de Londres » (sic) a du se tenir à Withehall dans le quartier de Westminster.

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Finalement, les antisémites n’ont mobilisé qu’une vingtaine de néo-nazis, protégés par d’impressionnantes forces de police, alors que plusieurs centaines d’antifascistes, Juifs et Goys, manifestaient contre le racisme.  Les slogans racistes ont été couverts par ceux des antiracistes, en particulier « Nazi scum – off our streets ! » (« crasse nazie hors de nos rues »).

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BTP : Refuser de crever de chaud pour leurs profits

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Sauf rares exceptions, les chantiers continuent de tourner malgré la canicule. A plus de 40° à l’ombre, les ouvriers du bâtiment construisent ou rénovent des routes ou des maisons, avec les risques que cela comporte pour leur santé.

En cas d’intempéries rendant la poursuite du chantier impossible ou dangereuse, les ouvriers du BTP bénéficient d’une indemnité chômage-intempéries… mais rien en cas de fortes chaleurs. Ce serait pourtant la moindre des choses de ne pas risquer une insolation pour les profits des actionnaires de Bouygues ou Eiffage !

Nouvelles actions contre le drapeau sudiste

A l’occasion du 4 juillet, fête nationale aux Etats-Unis, et alors que des groupes racistes, comme le Ku Kux Klan, s’agitent pour maintenir le drapeau sudiste sur des bâtiments officiels, de nouvelles actions ont été organisé contre le drapeau sudiste considéré comme « le drapeau du racisme et de l’esclavage » par le mouvement noir et anti-raciste.

Baltimore

Baltimore

A Baltimore, un groupe de militants ont mis le feu à un drapeau conféré lors d’un rassemblement. Avant de brûler le drapeau, des extraits du texte de Frederick Douglass (homme politique américain né esclave en 1818 et militant abolitionniste mort en 1895) « La signification du 4 juillet pour les Noirs« .

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La Grèce, l’Europe et la démocratie

Interview publiée par l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Qu’est-ce qui fait l’importance de la crise grecque aujourd’hui ?

Nicolas Dessaux : Les défauts de payement des États sont monnaie courante, si j’ose dire. Il y en a eu environ 250 à l’échelle mondiale depuis la fin du XVIIIe siècle. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le capitalisme s’en est remis à chaque fois, ce qui ne signifie pas que ce soit sans importance, ni sans conséquence. A chaque fois, cela entraine une onde de choc financière, un nouvel épisode de crise avec tout ce que cela peut avoir pour conséquences dans la vie quotidienne pour les salariés et les chômeurs. Ce n’est pas la première fois que ça arrive en Grèce, qui a déjà déclaré banqueroute six fois en deux siècles. Mais c’est la première fois que cela arrive au sein de la zone Euro et c’est en soi une raison d’inquiétude pour les dirigeants des États membres. Mais cette explication n’est pas suffisante, elle reste au niveau des apparences. Il faut aller plus loin pour comprendre.

Pour comprendre le fond de l’affaire, il faut examiner le rôle de la dette dans le capitalisme. La dette est au centre de la relation entre l’État moderne et le capital. Si on se place du point de vue du capitaliste, de la banque qui prête de l’argent à un État, celui-ci a une caractéristique essentielle : sa capacité à payer les intérêts et à rembourser ses dettes. C’est bien pour cela que les fameuses agences de notation ont pris un tel rôle dans la situation : elles analysent chaque État sous toutes les coutures et évaluent ses capacités à rembourser, donc la prise de risque pour celui qui prête. Tant que tout se passe bien, c’est-à-dire tant que le prêteur voit son argent fructifier, ce que l’État fait de cet argent et la manière dont il le gère importe peu. Mais s’il commence à avoir des difficultés, alors le prêteur vient se mêler de la manière dont ça se passe : comment rentrent les impôts, quelles sont les dépenses publiques, combien il y a de fonctionnaires, et ainsi de suite. C’est ce qu’on voit dans certains pays qui ont connus des cessations de payement et où toutes les hautes fonctions sont doublées par des administrateurs du FMI ou de la banque mondiale. Ils jouent le même rôle que jouaient jadis en Europe les ministres italiens ou suisses qui administraient des royaumes entiers pour veiller au remboursement de dettes contractées auprès de leurs banques. Necker, le premier ministre de Louis XVI avant la révolution, était aussi l’un de ses bailleurs de fonds.

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