Pour le Non au référendum en Grèce

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Le gouvernement Tspiras a lancé un référendum pour demander à la population grecque son avis sur les exigences de ses créanciers. Il appelle lui même à voter Non, c’est-à-dire à refuser le nouveau plan d’austérité réclamé par la Troïka (commission européenne, banque centrale européenne, fonds monétaire international). Syriza, la coalition de gauche au pouvoir, a été élue par une population qui n’en peut plus des ravages de la dette publique. Son mandat, c’est de sortir de l’austérité sans sortir de l’Europe. Aujourd’hui, c’est l’Union européenne qui place la Grèce devant la porte de sortie par son intransigeance.

Dans toute l’histoire du capitalisme, la dette publique a été le moyen par lequel la classe capitaliste tient l’État à son service. Peu lui importe le gouvernement, du moment qu’il honore ses dettes, qu’il adapte ses structures économiques et fiscales aux besoins du capital, qu’il fournisse de la main d’œuvre prête à être exploitée. La dette publique, c’est aussi le nœud avec lequel est étranglée la classe ouvrière, travailleurs et chômeurs, par les taxes et les impôts, par la destruction des services publics, par les politiques d’austérité.

Sortir de l’union européenne n’est pas une bonne solution. La classe ouvrière a besoin d’unité, d’organiser sa lutte à l’échelle européenne contre les politiques d’austérités et les gouvernements capitalistes. Le repli nationaliste de la gauche politique et syndicale a toujours été une entrave à la création d’un véritable mouvement ouvrier européen. Il ne s’agit pas de se satisfaire de l’Union européenne, telle qu’elle existe, avec sa bureaucratie toute puissante, son absence de démocratie, ses politiques au service du capital, mais de se battre pour une Europe socialiste, démocratique, au service des travailleurs.

Mais résister à la dette est un enjeu vital, immédiat pour toutes celles et ceux qui souffrent chaque jour un peu plus de cette austérité. Ce n’est pas une question de souveraineté et autres hochets nationalistes, mais de vie quotidienne. Pour cela, un vote Non clair et net serait une défaite pour la Troïka, un signe positif pour le mouvement contre l’austérité en Europe.

A nous de faire en sorte que ce mouvement se développe, s’étende et surtout, s’émancipe des frontières nationales pour en finir avec la dette publique, avec l’austérité et le capitalisme qui les engendre.

 

Une réponse à “Pour le Non au référendum en Grèce

  1. libreria7mari

    La Grece doit suivre le model islandais plutot que d accepter l effondrement d apres les chantages de l UE et des organisations tel que le FMI et la Banque Mondiale.

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