Une grève symptomatique d’un malaise chez Darva à Niort

La Nouvelle République, 1er juillet 2015 :

Trois syndicats appelaient hier après-midi à cesser le travail. Ils reprochent à la direction un manque de dialogue social et une stratégie à leurs yeux peu lisible.

Ils n’avaient pas prévu de banderoles, « nous n’avons pas l’habitude ». Hier après-midi, ils sont 45 salariés, sur les 118 que compte Darva, rassemblés devant le siège de l’entreprise, rue du Stade à Trévins de Chauray. Une grève pour le moins inhabituelle dans cette société d’ingénierie qui compte une forte proportion de bac + 5. Trois syndicats, FO, la CGT et la CFDT appelaient à cesser le travail au moment même où se tenait à Paris un conseil de surveillance : « Comme cela, les actionnaires seront mis au courant. »

 » Nous voulons savoir ce que nous allons devenir  »

Pas de revendication salariale dans ce conflit. Mais un vrai malaise à entendre les grévistes. Ils reprochent à la direction son management du personnel, un « manque de dialogue social » et l’absence d’informations claires sur la stratégie de l’entreprise. Parmi les points qui inquiètent, la décision d’externaliser un certain volume d’activités au sein de centres de services. « Nous voulons savoir ce que nous allons devenir si d’autres font notre travail à notre place », explique Wilfrid Dubreuil (FO) aux côtés de Jean-Paul Boutet (CGT) et Frédéric Davoust (CFDT). Les syndicats indiquent avoir lancé des avertissements à plusieurs reprises avant d’en arriver là : « Notre invitation à ouvrir un dialogue n’a jamais été entendue. »

142 millions de messages

Darva a été fondé à la fin des années 1980. Son métier : servir de plateforme informatique à tous les acteurs de l’assurance, les assureurs eux-mêmes bien sûr mais aussi les réparateurs automobiles, les professionnels de santé, les loueurs de voitures, les courtiers ou les cabinets d’expertise. Darva a traité 142 millions de messages l’an dernier. On lui doit la mise au point d’une petite révolution technologique divulguée à la fin de l’an dernier : l’ « e-constat auto » qui peut remplacer le bon vieux constat amiable en cas d’accrochage avec sa voiture. Le procédé, développé pour le compte de la fédération française de l’assurance, permet à l’automobiliste de remplir un constat directement à partir de son smartphone.

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