Dordogne : 100 lits menacés à la fondation John-Bost

Sud Ouest, 26 juin 2015 :

Les salariés étaient en grève, jeudi, à l’appel de la CGT. Ils ont manifesté au siège de La Force.

C’est l’un des plus gros employeurs du Bergeracois : près de 1 200 personnes (avec les CDD) travaillent pour la fondation John-Bost. Cette institution sanitaire et médico-sociale créée en vallée de la Dordogne à la fin du XIXe siècle par un pasteur compte aujourd’hui près de 760 lits dans le secteur, répartis dans 16 pavillons qui se situent sur les sites de La Force, Prigonrieux, Saint-Pierre-d’Eyraud, Bergerac, Port-Sainte-Foy et Sainte-Foy-la-Grande et Pineuilh en Gironde. La fondation a également, depuis, essaimé en région parisienne, dans les Pyrénées ou encore en Normandie.

Jeudi, une centaine de salariés ont manifesté à l’appel de la CGT devant les locaux de la direction, à La Force. Dans le cadre de l’appel national d’abord, ils revendiquaient la hausse de leur rémunération, bloquée depuis 2010. « Comme partout, il y a de la précarité et on nous parle toujours et encore des budgets qui baissent », explique Édith Lamothe, déléguée syndicale CGT.

120 emplois supprimés ?

De plus, jeudi, le syndicat souhaitait sensibiliser à la fermeture de lits annoncée par la direction lors du dernier comité central d’entreprise, la semaine dernière. 100 lits seraient supprimés sur le site de La Force d’ici 2020. 60 parmi les pavillons dits maisons d’accueil spécialisé, c’est-à-dire le secteur médico-social, qui reçoit des publics au handicap mental ou physique stables et les personnes âgées dépendantes. 40 autres seront supprimés dans le secteur sanitaire, soit les pavillons qui accueillent des personnes souffrant de trouble psychiatrique.

« On nous explique que ces 100 lits vont partir en Gironde, dans un nouvel établissement qui doit être construit dans Bordeaux Métropole, ajoute Édith Lamothe. Mais 50 autres lits supprimés dans le public à Cadillac et Bordeaux vont également rejoindre ce nouveau site qui n’aura que 100 places. Il est clair que ce transfert vise à faire une économie au préjudice du public qui coûte plus cher à l’État. De plus, la suppression des lits en Dordogne aura pour effet de réduire mécaniquement le déficit de la fondation qui s’élève à 2,5 millions d’euros aujourd’hui. »

En Bergeracois, la CGT affirme que la perte de ces lits devrait entraîner la suppression de 120 emplois, bien qu’aucun plan social n’ait encore été évoqué par la direction. Une mauvaise nouvelle si cela devait arriver, dans un bassin d’emploi déjà durement touché par le chômage.

Jeudi, à 17 h 30, les salariés en grève de la fondation ont rejoint le cortège bergeracois dans le cadre de la mobilisation nationale.

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