Besançon : les salariés de la SNOP (Société noiséenne d’outillage de presse) sont en grève

(L’Est Républicain)

Roland Knecht (à gauche) et Lionel Chevalme ne lâchent pas prise. Photo Arnaud CASTAGNÉ

Roland Knecht (à gauche) et Lionel Chevalme ne lâchent pas prise. Photo Arnaud CASTAGNÉ

Les trois accès à la Société Noiséenne d’outillage de presse (SNOP), 3 rue Edouard-Belin à Besançon, sont occupés par une bonne vingtaine d’ouvriers, techniciens et employés répartis à chaque entrée. Sous les bannières groupées de la CFDT et de la CGT, les deux syndicats représentatifs de l’entreprise, spécialisée en fabrication de pièces moteurs pour les industries automobiles, sont en grève depuis 5 h du matin ce lundi.

« Dès l’amorce des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires, le 13 mai dernier, nous avons senti que nous serions obligés d’entreprendre un coup de force comme celui d’aujourd’hui », explique Roland Knecht, représentant syndical CFDT du site.

« Nous voulons une prime de vacances de 180 € par an. D’autre part, nous réclamons pour tous une augmentation de 2,5 % mensuels sur le plancher des salaires. Par exemple, celui qui touche le SMIC doit pouvoir bénéficier d’une augmentation de 68 € bruts et surtout ne jamais se retrouver en dessous de ce seuil. Mais la direction ne l’entend pas de cette oreille. Elle nous propose cette fois une prime exceptionnelle de 150 € non renouvelable et une augmentation de 1,5 %. Le plancher retombe ainsi à 40 € bruts. Nous ne pouvons pas l’accepter. »
Négociations au point mort

Son confrère de la CGT, Lionel Chevalme, réclame 90 € de plancher et les mêmes avantages que les cadres pour la mutuelle. « Evidemment, ça coince », constate-t-il. « Nous avons donc décidé de bloquer les portes de manière symbolique, sans empêcher les livraisons de se faire. Nous reconduirons la grève tant que nous ne serons pas écoutés. »

L’assemblée est pacifique. Elle attend patiemment la sortie du délégué syndical de la CFDT, en pourparlers avec la direction régionale Est. Les deux syndicats nous apprennent que le site d’Etupes est également en grève.

« Cela fait des années qu’ils nous en demandent plus, avec toujours moins de moyens humains », explosent les deux hommes. « Les départs ne sont pas remplacés. Nous ne ménageons pas nos efforts. Nous venons en heure supplémentaire le soir et le samedi matin. En contrepartie, nous trouverions logique d’obtenir ce que nous réclamons. Eh bien, non ! Nous constatons que nos efforts ne paient pas. »

Un peu plus tard, Roland Knecht, joint par téléphone, nous explique que la direction ne négociera que si les grévistes cessent de bloquer l’accès des camions. « Nous ne les empêchons pas de rentrer. Le fait est qu’ils passent leur chemin sans rien demander. Nous sommes déterminés à poursuivre tant que nous n’avons pas de garanties qui nous permettent de revenir à la table des négociations. »

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