Flers-en-Escrebieux : le syndicat SUD de Plastic Omnium Composites dénonce du harcèlement

La Voix du Nord, Publié le 09/06/2015

L’usine Plastic Omnium Composites tourne à plein régime. Pour autant, elle perd encore et toujours de l’argent. Par la voix du syndicat SUD, les salariés dénoncent leur mal-être au travail.

Le syndicat SUD avait invité les salariés à se mobiliser pour de bonnes conditions de travail le 5 juin.

Au bord de la rupture. « 10 % de salariés en maladie parmi le personnel de production ! Trois cadres dont on dit qu’ils seraient en arrêt pour burn-out ! » Gilbert Lenne, délégué syndical SUD de l’usine Plastic Omnium Composites (IPO) de Flers-en-Escrebieux (140 CDI et 67 intérimaires au planning cette semaine), ne sait plus à quel saint se vouer pour dénoncer le vent de mal-être qui, selon le syndicat, souffle sur l’usine depuis des mois.

Le 5 juin, au lendemain d’une démonstration de force devant l’usine (un feu de pneus avait été allumé), SUD avait appelé le personnel à se mobiliser « pour de bonnes conditions de travail, en débrayant une heure minimum. » Un énième appel à l’aide. « Lors du dernier CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), j’ai évoqué le sujet, raconte Gilbert Lenne. Même le médecin du travail n’a pas réagi. S’il le faut, on ira manifester devant le siège social de Plastic Omnium à Levallois-Perret ! » Avant d’en arriver là, le syndicaliste compte bien interpeller la direction du groupe Plastic Omnium, dont IPO est une division (usines à Flers-en-Escrebieux, Andance et Félines en Ardèche, Blainville-sur-Orne), les 23 et 24 juin, lors du comité central d’entreprise en Ardèche.

Un autre élu SUD évoque les vexations au quotidien, le fait de cadres eux-mêmes sur le fil du rasoir, les journées à rallonge de ces mêmes cadres (« 6 heures à 21 heures parfois, commente Gilbert Lenne. On a fait remonter tout ça à l’inspection du travail »). Il s’attarde également sur les cadences soutenues et les pannes récurrentes sur les sept presses sur lesquelles sont fabriquées des pièces d’aspect pour automobiles et camions. « Contrairement aux pièces de structure qui étaient fabriquées autrefois, celles-ci ne se voient pas et, de ce fait-là, dégagent de faibles marges », dit-il. Là est le problème. L’usine de Flers continue à perdre (beaucoup) d’argent malgré un carnet de commandes, d’après SUD, bien rempli. D’où une course à la productivité pour enfin dégager des bénéfices sachant que Plastic Omnium a averti, en décembre dernier, qu’il fallait passer à la vitesse supérieure alors que l’« on est le deuxième site du groupe à en perdre », soupire Gilbert Lenne.

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