300 personnes s’opposent au démantèlement de l’hôpital de Villiers-le-bel

(Le Parisien)

Villiers-le-Bel, le 2 juin 2015. Plus de la moitié du personnel de l’hôpital était en grève ce mardi pour protester contre la fermeture partielle de l’hôpital Adélaïde Hautval, ex-Charles Richet, transformé en Ehpad (LP/PCo.)

Villiers-le-Bel, le 2 juin 2015. Plus de la moitié du personnel de l’hôpital était en grève ce mardi pour protester contre la fermeture partielle de l’hôpital Adélaïde Hautval, ex-Charles Richet, transformé en Ehpad (LP/PCo.)

Devant la grille, des lits médicalisés, fauteuils et matelas ont été entassés. Des dizaines de drapeaux flottent au vent. « On ne lâche rien, notre hôpital vivra », crie une infirmière en blouse blanche, chaleureusement applaudie par ses collègues. Près de 300 personnes se sont rassemblées, ce mardi après-midi pour protester contre le démantèlement de l’hôpital de Villiers-le-Bel Adelaïde Hautval, ex-Charles Richet.

Une forte mobilisation qui traduit l’inquiétude du personnel de cet établissement gériatrique. Le 13 mai, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), dont dépend l’hôpital, a annoncé la fermeture en 2018 de la quasi-totalité des services. Seule la partie Ehpad (établissement d’hébergement pour personnes âgées et dépendantes, NDLR), soit 180 des 500 lits actuels, sera maintenue. Les raisons avancées ? La vétusté des lieux, une rénovation estimée à 80 M€ trop coûteuse pour être menée, et l’absence de plateau technique, devenue nécessaire pour gérer une population de plus en plus âgée qui présente aujourd’hui des pathologies multiples.

Des arguments que le personnel réfute en bloc. « On nous parle d’Ehpad pour faire passer la pilule en douceur, mais tout ça est un leurre. Il sera privatisé. Si l’hôpital est vétuste c’est parce que la direction n’a rien fait, déplore Martine Da Luz, secrétaire syndicale CGT. Mais nos services fonctionnent très bien. On invente des problèmes qui n’existent pas ». « Nous avions un plateau technique il y a quelques années, un laboratoire, plusieurs ambulances, mais tout a été supprimé », dénonce Corinne, infirmière. « La seule motivation c’est vendre le terrain, avance Christian Prudhomme, médecin urgentiste et délégué CGT Santé. On veut limiter l’hôpital public à quelques secteurs et le reste, on privatise. La gériatrie en fait partie ». Des agents de la maison de retraite du Cèdre Bleu à Sarcelles et l’Ehpad Jacques-Achard de Marly-la-Ville, menacés respectivement de fermeture et de privatisation, sont venus en soutien. La direction a mis en place un dispositif d’accompagnement personnalisé. A ce jour, 234 des quelque 700 agents ont été reçus pour faire part de leurs souhaits de mobilité.

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