Villeneuve-d’Ascq : troisième semaine de grève au Buffalo Grill

Nord Eclair, 2 juin 2015 :

Les salariés de Buffalo grill de Villeneuve-d’Ascq en grève depuis quinze jours sont au bord de la rupture. Mais ils ne veulent pas flancher alors que la direction semble complètement sourde à leurs revendications.

Ils sont éreintés, au bord de la dépression et dégoûtés par leur direction dont ils n’ont vu aucun membre depuis le début de leur mouvement. Pourtant, ils veulent poursuivre leur grève jusqu’à ce qu’à obtenir satisfaction : la mutation d’un responsable de salle.

Hier, ils étaient quatre devant le restaurant : l’indéfectible Malika, 50 ans, 21 ans de Buffalo, qui a le sentiment qu’elle n’est rien aux yeux de la direction mais qui est prête à entamer une grève de la faim… Najia, 58 ans, 19 ans de Buffalo, qui quitte depuis quinze jours ses enfants le matin pour faire grève ; Catherine, 45 ans, huit ans de salle et qui a l’air de craquer ; et Nicolas, 25 ans, au Buffalo depuis un an et qui vit son premier mouvement social. À leurs côtés, Riad Kalfi, membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Le jeune homme est en colère et indique qu’il est prêt, avec le syndicat Force ouvrière, a actionné tous les leviers. « On a fait appel à la médecine du travail pour qu’elle constate l’état de santé des salariés. On a envoyé des courriers à l’inspection du travail, au préfet et à la mairie de Villeneuve-d’Ascq. La direction de Buffalo n’a pas du tout conscience de l’état des salariés. Personne n’est venu les voir depuis le début du mouvement. Honnêtement ? C’est dégueulasse ! »

Riad Kalfi explique que la direction a mené son enquête sans en informer le CHSCT, prévenu une fois qu’elle a été terminée, alors qu’elle aurait dû être réalisée conjointement. Il ajoute que le salarié incriminé par les grévistes, qui est syndiqué à la CFDT depuis la fin d’année 2014, aurait fait des propositions à la direction qu’elle n’a pas retenues. Il se demande si, finalement, la direction ne veut tout simplement pas fermer le restaurant qui connaît depuis quatre ans une baisse du chiffre d’affaires. Et conclut, avec bon sens : « Sans dialogue et sans échanges, on ne peut pas trouver de solution. »

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