1er Mai : les travailleurs ont battu le pavé en Guadeloupe

France Antilles, 2 mai 2015 :

Une quinzaine d’organisations, pour la majorité syndicales, se sont réunies vendredi, à Sainte-Rose, pour le traditionnel défilé du 1er Mai.

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« Si ni lajan pou patron… Ni lajan pou travayè! » . Dès le départ du cortège, le ton était donné. Entre 1 500 et 2 000 personnes selon les autorités. Entre 2 500 et 3 000 selon les organisateurs. Ce traditionnel défilé du 1er Mai 2015 a, quoi qu’il en soit, rassemblé de nombreux militants.

Cette année, Sainte-Rose a symboliquement été choisie pour battre le pavé et manifester sa colère. Dans cette commune « où la lutte des travailleurs, et notamment celle des agriculteurs, a toujours été très importante » . Dans cette commune, où, le 29 mars, le Liyannaj Kont pwofitasyon (LKP) avait appelé à une mobilisation pour détruire et brûler une stèle érigée en janvier, en mémoire des premiers colons, sur le site de la Pointe Allègre par le cercle Auguste Lacour, réunissant la communauté des blancs créoles.

Une quinzaine de syndicats, associations et comités ont répondu présent : CGTG, dont le comité pour la vérité sur la mort de Jacques Bino, UGTG, FO, Unsa, FSU (Snes, Snuipp), Snetaa, Faen SNCL, Speg, Solidaires, Sud Solidaires, Sud PTT Gwa, CFDT, CFTC, Rebelle, Collectif Ouest Sainte-Rose et environs, Combat ouvrier, Cippa, UPLG, etc. Les deux centrales UGTG et la CGTG ont réuni à elles seules plus de la moitié des militants.

DANS LE VISEUR, LE PATRONAT, MAIS AUSSI LES POLITIQUES

L’unité n’était pourtant pas totale. Pour la 2e année consécutive, la CTU (Centrale des travailleurs unis) n’a pas participé à la marche, préférant faire une journée d’action dans son local de Bergevin. Autre bémol, l’absence d’une banderole unitaire en début de cortège avec l’ensemble des responsables syndicaux. Selon certains, la banderole avait pourtant bel et bien été réalisée, mais « oubliée » avant le départ.

Le cortège a quitté la place Tricolore un peu avant 10 heures, afin d’arpenter, pendant plus d’une heure et sous un soleil de plomb, les petites rues du bourg à coup de slogans vindicatifs et de banderoles explicites. Dans le viseur des manifestants, le patronat, évidemment, mais aussi les politiques. Les points chauds du moment n’ont pas été oubliés : le rachat de la BDAF, le démantèlement de La Poste, le redressement judiciaire de France-Antilles, les suppressions de postes dans l’Éducation nationale, les problèmes de budget et d’autonomie à l’université, le manque d’eau, etc.

Les militants disent « non aux licenciements, non aux salaires de misère, non aux patrons voyous et non à la répression syndicale » . Vers 11 heures, le cortège s’est de nouveau réuni sur la place Tricolore. Les responsables syndicaux ont pris la parole avant d’inviter les militants à déjeuner sur la plage des Amandiers. Pour un repos bien mérité.

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