Saint-Denis : un millier de personnes défilent contre le gouvernement

Le Journal de l’Ile de La Réunion, 1 mai 2015 :

Le cortège du 1er mai a parcouru, ce vendredi, les rues de Saint-Denis. Une manifestation marquée par une opposition massive aux mesures du gouvernement Valls.

« Ce n’est pas le grand soir, mais avec cette mobilisation ne boudons pas notre plaisir. » Ce constat lucide, signé Ivan Hoareau, n’a pas empêché le secrétaire général de la CGTR d’entonner une vibrante Internationale en compagnie de ses camarades, au Barachois.

Pour célébrer la fête du travail, le 1er Mai, un millier de personnes ont défilé à Saint-Denis. Le cortège s’élançant du Petit marché pour rallier la préfecture vers midi. Les représentants syndicaux ont alors pris la parole. Principal mot d’ordre : la lutte contre la politique du gouvernement Valls. Des mesures rejetées en bloc par l’intersyndicale. Composée de la CGTR, de FO, de l’UNSA du FSU, du SAIPER et de Solidaires, celle-ci a aussi été rejointe dans les rues par l’UFR et l’UNEF, le syndicat étudiant.

Ivan Hoareau, aux couleurs de son organisation, habillé en rouge de la tête aux pieds, juge « satisfaisante » la participation. « Nous sommes dans une période de reprise de la mobilisation. Mais nous disons non à la loi Macron, au pacte de stabilité et au projet sur le dialogue social », ajoute-t-il. À ses côtés pour battre le pavé du chef-lieu, Didier Debals du Saiper nuance cette analyse. « La mobilisation est faible avec ce grand pont du vendredi au dimanche. Je suis là pour m’opposer à la suppression de postes dans les classes du 1er degré », tance-t-il sous le gros soleil dionysien. Autre représentant à donner de la voix, Fabrice Juppin de Fondaumière.

Le secrétaire général adjoint de la FSU dévoile « qu’il devient compliqué de mobiliser les Réunionnais. Nous nous battons contre les bas salaires », lance-t-il. La banderole de tête de la manifestation derrière laquelle tous se sont rangés s’intitulait : « Un emploi, un salaire pour vivre dignement. » Quelques mètres plus loin, Nicolas lance des slogans hostiles au ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. Au cri de « Macron Macro « , ce jeune vendeur dans un magasin d’habillement s’insurge contre la politique « libérale » du ministre. « Le travail du dimanche introduit par sa loi constitue une dérive. Ce jour sert à se reposer, pas à travailler », analyse-t-il.

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