Le personnel du Sertrid de Bourogne en grève

L’Est Républicain, 21 avril 2015 :

À l’appel de la CGT, 34 employés sur 42 du Sertrid, usine d’incinération de Bourogne, se sont mis en grève aujourd’hui, soit près de 90 % de la catégorie C du personnel. Un piquet de grève a été mis en place à l’entrée de l’usine. Les grévistes n’empêchent pas l’entrée des camions ou du personnel dans l’entreprise. Le personnel veut faire pression sur la direction qui selon le syndicat veut baisser les salaires.

« C’est hors de question, martèle Christophe Roy, représentant du personnel. Nous voulons que nos salaires soient maintenus au niveau actuel. La collectivité est en difficulté financière depuis plusieurs années et on nous demande de faire l’effort de gagner moins pour un travail dont les conditions sont difficiles. » En fait, selon les grévistes, certaines primes seraient supprimées et les conditions de rémunération seraient revues, surtout pour les agents qui travaillent le week-end. « Nous avions jusqu’ici une convention de transfert qui donne des acquis aux agents postés en équipe et cette convention va être revue, voire supprimée, poursuit Christophe Roy. Cela induit une perte de salaire pour tous les agents. Par contre, nous sommes conscients des difficultés financières de la collectivité et nous sommes prêts à travailler 37 heures au lieu de 35 pour le même salaire à condition qu’il reste le même qu’actuellement. » Le représentant rappelle que les employés sont quotidiennement exposés à des agents cancérigènes et aux métaux lourds contenus dans les cendres et qu’il est donc hors de question de travailler pour un bol de riz.

Les représentants du personnel ont été reçus par Olivier Deroy, président du Sertrid, en fin de matinée, sans résultat. Le mouvement de grève devrait donc être reconduit. Quant aux ordures ménagères, le quai est déjà plein, et la direction a pris les devants en détournant les camions de collecte sur Étupes et Montbéliard. Une solution, qui, à court terme, assure le service public. Le mouvement de grève n’a pas surpris le président qui ne pensait pas qu’il serait lancé la veille du comité technique paritaire. « Mardi dernier, j’avais invité le personnel à une réunion pour réexpliquer la situation financière de la collectivité et que l’on devait revoir l’organisation du travail. La dénonciation de la convention de transfert avait débuté dans le dialogue lors d’un précédent CTP, avec une négociation. Puis, une pétition, lancée par la CGT, a coupé court aux négociations. Il est indispensable de revoir l’organisation du travail et cela aura évidemment un impact sur les salaires. Pour le moment, c’est un dialogue de sourd » Pour le président, les salariés sont dans le déni et ne veulent pas comprendre une situation qui est encore loin d’être stable. « Je respecte le droit de grève, mais mon discours sera ferme. Les heures de grève ne seront pas payées. » Le mouvement de grève devrait se poursuivre demain.

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