Plus de mille personnes à Blois contre l’austérité

La Nouvelle République, 10 avril 2015 :

Un millier de personnes a répondu à l’appel de quatre syndicats (CGT, FO, FSU et Solidaires) pour manifester contre la politique d’austérité du gouvernement.

Au moment de partir battre le pavé, Alain Borg avait un souhait : « Réunir un millier de personnes » dans les rues de Blois. Le vœu du secrétaire général de l’Union départementale de la CGT a été exaucé, hier, puisque plus de manifestants (1.000 selon la police, 1.500 selon les organisateurs) ont répondu à l’appel des syndicats (CGT, FO, la FSU et Solidaires) pour défiler sous un chaud soleil.

Malgré cette atmosphère estivale, l’ambiance était bien évidemment aux revendications. Au cœur des débats, l’austérité, le chômage, les salaires ou bien encore la loi Macron. « On est tous d’accord pour rappeler la nécessité de valoriser les salaires, de donner des garanties collectives ou de renforcer la protection sociale, a rappelé Alain Borg. On a aussi interpellé le préfet sur le dossier des industries. Les grands groupes suppriment des emplois ou délocalisent, tout ça au nom de la productivité, mais à quoi sert-elle s’il n’y a rien en retour pour la population ? »

La présence remarquée des Atsem

Non loin de là Stéphane Ricordeau, secrétaire départemental de la FSU, première fédération syndicale de l’enseignement, s’est dit satisfait de cette manifestation interprofessionnelle « qui avait de l’allure » et mis en avant la présence « de nombreux secteurs ».

Parmi ces derniers figuraient celui de la santé, avec le centre hospitalier de Blois. « Les agents travaillent dans des conditions de plus en plus difficiles, explique Thierry Fromont, secrétaire général CGT à l’hôpital. Les restrictions budgétaires font que les arrêts maladie ne sont plus remplacés, ce qui provoque un rappel des agents sur le temps de repos et les expose à des risques de surfatigue. »
Le monde de l’enseignement était également bien représenté, l’Education nationale ayant compté entre 20 et 25 % de grévistes, selon Stéphane Ricordeau, ce jeudi en Loir-et-Cher. La présence des Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) de Blois était en revanche pour le moins inhabituelle. « On ne sort jamais d’habitude », a confirmé l’une de ces personnes de l’ombre chargées d’assister les enseignants dans les écoles maternelles.

Hier, une trentaine d’Atsem, sur les 84 que compte Blois, a ainsi fait le déplacement pour manifester contre le plan de maîtrise financière de la Ville (lire NR du 9 avril), alors que 17 postes sont menacés sur 19 écoles.
Certains Atsem redoutent également de devoir intégrer l’équipe de remplaçants : « On aura moins de suivi avec les enfants alors qu’on les connaît par cœur », peste l’une d’elles, tandis que Lucie, parent d’élève, souligne l’importance de ces personnes qui « déchargent les enseignants de nombreuses tâches. Pour mon fils, il y a même la maîtresse et la petite maîtresse. Elles ont un rôle important ».
De son côté, Stéphane Ricordeau, de la FSU,a d’ores et déjà annoncé « des prolongements en terme de mobilisation dans les 10 jours qui viennent ».Les Atsem n’ont donc pas fini de se montrer.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s