A Offranville, environ 95 % des salariés de Gévelot extrusion sont en grève

Paris Normandie, mercredi 18 mars 2015

Environ 95 % des 106 salariés de l’entreprise offranvillaise Gévelot extrusion ont répondu à l’appel des syndicats CGT et CFDT et sont en grève depuis lundi matin. Les ouvriers et un certain nombre de techniciens de la société spécialisée dans la fabrication de pièces pour l’industrie automobile dénoncent« le mépris » de sa direction : lors des négociations annuelles obligatoires (NAO), « on nous a proposé une augmentation… de 0 € », commence Michel Quesnel, délégué CGT.

A Offranville, environ 95 % des salariés de Gévelot extrusion sont en grève

Deux réunions ont déjà eu lieu au siège de l’entreprise à Laval et aucun accord n’a été trouvé entre les syndicats et la direction. Une troisième et dernière rencontre est prévue vendredi. « Lundi, nous avons demandé qu’elle soit avancée, pour débloquer la situation. Pour l’instant, nous n’avons pas de nouvelles», poursuit le représentant syndical. La grève a été reconduite jusqu’à ce mercredi matin. Les salariés se relayent jour et nuit depuis lundi 8 h.

Les syndicats réclament, « pour tous les employés de l’entreprise », une augmentation générale des salaires de 70 €, à laquelle s’ajouteraient 40 € en individuel ; une négociation pour un intéressement ; une prime d’ancienneté avancée de vingt à quinze ans.

Actuellement, les grévistes s’entretiennent régulièrement avec leurs homologues du site de Laval qui, hier après-midi, n’avaient pas encore appelé à cesser le travail.

« Un délit »

De son côté, la direction se dit « surprise » par ce mouvement « aventureux qui vient casser les négociations entamées ». D’autant que « cette année, les NAO se voulaient exemplaires en termes de transparence et de dialogue. Des groupes de travail avaient été formés pour préparer ces réunions et définir le calendrier, une enquête avait été menée auprès des employés à propos des sujets qu’ils souhaitaient négocier… », détaille Cyrille Boureau, directeur des ressources humaines de Gévelot, « une entreprise familiale depuis 200 ans ».

En outre, « pourquoi les salariés d’Offranville bénéficieraient-ils d’un traitement de faveur ?, s’interroge-t-il. Toutes les décisions doivent être prises de manière cohérente avec les sites de Laval et Toucy (89). Et ce, à l’issue des NAO dont la dernière rencontre est prévue vendredi, et non entre deux réunions », poursuit Cyrille Boureau.

Enfin, la direction fustige l’action des salariés qui « bloquent les allées et venues des camions et donc les livraisons : c’est un délit ».

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