FAVEROLLES : Grève à Dailycer pour peser sur les négociations annuelles

Le Courrier Picard, le vendredi 13 mars 2015

Des salariés de Dailycer, à Faverolles, font grève. Les négociations annuelles obligatoires ont lieu en ce moment. Ils veulent être entendus.

La grève à Daylicer est organisée pour obtenir une hausse des salaires.

Pas de banderoles, mais quelques cagettes qui brûlent encore jeudi 12 mars. Un piquet de grève, tenu par une soixantaine de salariés de Dailycer, se poursuit devant le site de Faverolles. La plupart des grévistes sont ouvriers et font partie des «  petits salaires de la boîte  ». Depuis mercredi 11 mars, 21 heures, une partie des 385 salariés de la société de transformation de céréales s’est mise en grève «  spontanément  », précise Christophe Bec, un salarié, par ailleurs délégué syndical CGT. Objectif de la grève : peser sur les négociations annuelles obligatoires (NAO) et notamment sur le taux d’augmentation des salaires. Quant à savoir ce que propose la direction ou les grévistes : motus et bouche cousue. «  Nous ne voulons pas que les chiffres paraissent dans la presse  », explique Christophe Bec.

Côté direction, le piquet grève n’a pas l’air d’affoler. «  Les NAO continuent de manière classique. Les mécontents s’expriment, mais la direction continue de négocier avec les délégués syndicaux et les délégués du personnel, comme cela se fait partout ailleurs », note Mohamed Salim, directeur financier et administratif de Dailycer en France. Ce qui explique que certains salariés, comme Christophe Bec, se disent «  optimistes, la discussion n’est pas fermée  ».

Les NAO se poursuivent donc et pourraient être conclues d’ici la fin du mois. Les ouvriers grévistes, eux, comptent vraiment obtenir une augmentation de salaire car «  nous vivons une époque où tout augmente. Mais les salaires… c’est autre chose  », témoigne Franck Marszalkowski, un ouvrier. «  Nous espérons un peu plus que ce qui est prévu pour l’instant par la direction. Ce serait un beau geste  », affirme Isabelle Guilbaud, elle aussi ouvrière gréviste. «  La vie est dure. On se sent vraiment au bout du rouleau. Nous ne voulons pas être pris pour des cons  », tance un salarié.

Pour savoir si le mouvement spontané aura payé, il faudra encore attendre la fin des négociations.

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