Droit de réponse de l’UL CGT de Besançon à propos d’un article sur Cristal Evénement

UL CGT Besançon, 5 mars 2015 :

Un article a été publié dans « L’Est Républicain » du 5 mars 2015 à propos de l’entreprise Cristal Evénement intitulé « Les salariés font corps derrière leur patronne ».

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Tout d’abord, il convient de signaler que selon l’article « les treize salariés de Cristal Evénement protestent contre les attaques « d’un certain syndicat » à l’encontre de leur patronne ». Or, selon l’Est Républicain du 4 février 2015, alors que la militante CGT aujourd’hui licenciée faisait encore partie des effectifs de l’entreprise, Cristal Evénement comptait déjà 13 salariés. Sur « les 13 salariés », on compte donc également le délégué du personnel et le délégué du personnel suppléant « d’un certain syndicat ». Et ce 5 mars 2015, plusieurs salariés de l’entreprise nous ont fait part par téléphone de leur soutien à l’action de la CGT et de leur révolte à la parution de l’article.

Tout ce que demande la CGT dans cette entreprise, c’est le respect du code du travail et donc des instances de délégués du personnel.

Elu à l’unanimité en janvier 2014, Abd El Kader était, avant l’élection, décrit par la direction comme « le meilleur ouvrier de l’entreprise ». Ce n’est qu’à partir de son élection et surtout après avoir réclamé le paiement des heures supplémentaires, que la direction a commencé à s’acharner contre lui. Cela a abouti en octobre 2014 à une procédure de licenciement à l’encontre d’Abd El Kader, licenciement refusé par l’inspection du travail car lié aux fonctions de délégué du personnel.

Quant à la salariée licenciée, la lettre de licenciement ne fait nulle part mention qu’elle « n’était pas capable d’assurer correctement son travail. » Il est par contre fait référence à son appartenance syndicale. A ce jour d’ailleurs, ce sont près de 500 signatures réclamant sa réintégration et le respect de la liberté syndicale qui sont parvenues à l’UL CGT de Besançon, dont des salariés de Cristal Evénement et des ouvriers de Camellin où Cristal Evénement s’occupe du nettoyage.

Comme l’a attesté un ancien ouvrier de l’entreprise, « je déclare avoir été menacé de licenciement courant février 2014 (…) si je m’adressai au délégué du personnel pour avoir des informations ou donner des informations sur mes conditions de travail et mes droits ». D’autres témoignages vont dans le même sens. Et nous pourrions multiplier les exemples de délits d’entrave aux délégués du personnel : retrait des informations sur le panneau d’affichage, non-tenue des réunions DP / Direction, refus d’accès au cahier des DP, remise en cause de l’utilisation des heures de délégation, etc, etc.

Défendre la liberté syndicale et des représentants du personnel, c’est défendre la possibilité pour les ouvriers de Cristal Evénement de se défendre, de se faire payer leurs heures supplémentaires, d’avoir leurs plannings de travail au moins une semaine à l’avance pour pouvoir organiser leur vie privée, ou assurer la sécurité des salariés sur les chantiers.

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