Quand les ouvriers galèrent, les bourgeois s’engraissent

Editorial de « Communisme-Ouvrier n°52« , bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Jour après jour, la situation devient de pire en pire pour nous les ouvriers, les employés, les chômeurs ou les retraités. Pas un jour sans qu’on apprenne un nouveau plan de licenciement, chaque nouvelle loi des gouvernements successifs est une nouvelle attaque contre nos droits, lorsqu’on pointe à Pôle-Emploi on a peu d’espoir de retrouver un boulot et dans nos usines, nos services, nos entrepôts ou nos chantiers, nos conditions de travail n’arrêtent pas de se dégrader. Les patrons utilisent le chômage de masse pour bafouer nos droits, avec quand on proteste la fameuse phrase « si t’es pas content, t’as qu’à aller pointer au chômage ». Nos salaires, nos allocations chômage ou nos pensions de retraite sont gelés, parfois même baissés, alors qu’autour de nous les prix n’arrêtent pas d’augmenter. En France, un des pays les plus riches du monde, même quand on a un boulot, on galère pour finir le mois, pour payer le loyer, la nourriture ou le transport.

A entendre les politiciens, ils n’y peuvent rien, c’est la crise et il faudrait tous se serrer la ceinture. Mais à force de nous serrer toujours un peu plus la ceinture, il y a bien longtemps qu’il n’y a déjà plus de trous ! Surtout, que ce n’est que nous, les ouvriers, les employés, les chômeurs et les retraités qui devons nous serrer la ceinture ; les plus riches, les grands patrons et actionnaires, eux, continuent de se goinfrer !

Ainsi, on a appris en février que les sommes versées par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires, sous forme de dividendes et de rachats d’actions, ont grimpé de 30% en 2014 pour atteindre 56 milliards d’euros.

Les ouvriers de l’usine Sanofi Sisteron sont en grève depuis début février pour obtenir une hausse de 120 euros sur les primes de postes, revendication on ne peut plus justifiée dans un groupe qui affiche un résultat financier de plus de 6,7 milliards d’euros en 2014. Et si la direction refuse de répondre aux revendications des travailleurs, elle a décidé d’accorder au nouveau patron un chèque de 2 millions d’euros de bienvenue lors de sa prise de fonction le 2 avril 2015 plus un nouveau chèque de 2 millions s’il reste en fonction jusqu’au 1 janvier 2016, soit 4 millions d’euros de cadeau de bienvenue !

A PSA, les dividendes en 2014 ont atteint 905 millions d’euros. Les quatre membres du directoire ont obtenu une hausse de 86% de leurs revenus et ce sont partagés 7,1 millions d’euros ! Quant à la famille Peugeot, sa fortune a atteint 2 milliard d’euros en 2014, soit une hausse de 53% en un an !

Toutes ces richesses que s’accapare une minorité de grands bourgeois ne tombent pas du ciel. C’est nous les travailleuses et les travailleurs qui les avons produit, avec notre travail, avec notre sueur, avec notre sang parfois, dans les ateliers, les bureaux ou sur les chantiers. Les richesses existent pour offrir à chaque être humain une existence digne et décente. Jamais on n’a produit autant de richesses, jamais l’humanité n’a disposé d’autant d’avancées technologiques et de connaissances scientifiques. Mais en système capitaliste, toutes ces richesses, toute cette production, ne vise pas à satisfaire les besoins de l’humanité mais à augmenter les profits d’une infime minorité de grands bourgeois. C’est ainsi que dans le monde les 85 personnes les plus riches possèdent autant que les 3,5 milliards les plus pauvres !

Il est temps de faire exploser notre colère ! Il est temps d’aller chercher notre dû dans les coffres-forts des riches patrons et actionnaires. Et pour cela, nous avons, nous les ouvriers, les employés, les chômeurs et les retraités, nous les damnés de la terre et forçats de la faim, nous les prolétaires, une force considérable, une force capable non seulement d’imposer nos revendications, mais aussi de renverser ce système pourri qu’est le capitalisme. Notre force c’est notre nombre. Notre force c’est aussi que nous seuls, travailleuses et travailleurs, produisons toutes les richesses et assurons tous les services utiles à la population. On ne pourra jamais imaginer un monde où patrons et actionnaires pourront se passer des ouvriers. Par contre, on peut très bien, non seulement imaginer, mais construire un monde où les ouvriers se passeront des exploiteurs que sont les patrons et les actionnaires, où les richesses produites ne serviront plus à engraisser une minorité d’exploiteurs mais au bien-être de l’humanité toute entière. C’est pour un tel monde que les communistes luttent, c’est un tel monde que l’on peut entrevoir aussi à chaque fois que des ouvriers s’organisent et se lèvent face à la dictature patronale !

 

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