Les « Fenwal » ont décidé de durcir le ton !

La Nouvelle République, le 4 février 2015

Lacs. Une centaine de salariés bloquaient, hier soir, l’entrée de l’usine. Des membres de la direction ont été retenus dans les locaux.

Ils l’avaient promis, ils l’ont fait. Les « Fenwal » ont durci hier leurs moyens d’action pour dire non aux 338 licenciements programmés sur le site de Lacs. Alors que direction et comité d’entreprise étaient réunis dans le cadre de la procédure du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), une centaine de salariés ont bloqué dès midi la sortie de l’usine. « On en a marre d’être gentils, on n’a plus rien à perdre », expliquait alors une opératrice.

Une centaine de grévistes se sont relayés devant le piquet de grève. - Une centaine de grévistes se sont relayés devant le piquet de grève. - (Photo NR, Naëlle Le Moal)

A deux mois de la fin de la procédure repoussée hier au 31 mars, les salariés de Fenwal exigent que les négociations se penchent désormais sur le montant des primes de licenciement. « Pour l’instant, les négociations ne concernent que trop peu de monde », regrette Yohann, technicien de 33 ans et partisan du durcissement du mouvement. « Désormais, on ne se bat plus que pour l’argent », ajoute une salariée.

Les sorties bloquées

Toute la journée, la direction dont Thomas Graf, président allemand de Fenwal, a refusé d’accélérer le calendrier. Et les discussions autour du montant des primes étaient toujours programmées début mars. Seules les discussions autour des congés de reclassement ont été avancées. « Si c’est comme cela, ils ne partiront pas d’ici », a prévenu Yohann, sur le coup de 19 h 30, ce mardi.
Hier soir, un mur de palettes barrait toujours la sortie principale de l’usine. Des voitures étaient stationnées en travers d’un chemin, à l’arrière du bâtiment. Des feux étaient allumés dans des tonneaux et des vivres, apportées sur place. Visiblement, les grévistes étaient prêts à passer la nuit dehors, malgré l’annonce de températures glaciales.
Vers 19 h 45, le grand patron de Fresenius, Thomas Graf, est sorti accompagné d’un huissier pour faire constater son impossibilité de quitter l’usine. Assurant avec force qu’il ne négocierait pas sous la contrainte.

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2 réponses à “Les « Fenwal » ont décidé de durcir le ton !

  1. aubert lucien

    oui à la révolte, de l’argent il yen a dans la caisse de fresenius, qui s’octroie un gros salaire et des profits colossaux, la lutte des travailleurs pour le retour dans leurs poches de l’exploitation de ce patron.
    rien à perdre, oui et tout à gagner, lutter c’est une force contre les exploiteurs.
    lucien ,

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