Éducation : grève mardi 3/02 à l’appel de la FSU

letelegramme.fr, 2/02/2015

La FSU, première fédération de l’éducation, appelle, demain, les enseignants et les autres professions du secteur à faire grève, pour les conditions de travail, la formation et la revalorisation des salaires.
La FSU estime que « le souffle de la refondation de l'école est en train de tomber.

La FSU estime que « le souffle de la refondation de l’école est en train de tomber.

« Cette grève a été décidée en janvier avant les attentats », souligne BernadetteGroison, secrétaire générale de laFSU. « C’est une grève difficile, on ne va pas le cacher, personne ne pouvait se douter qu’on commencerait l’année aussi douloureusement ».

Ce mouvement intervient après des mobilisations, en décembre, contre des sorties de collèges de l’éducation prioritaire et alors que les rectorats dévoilent en janvier les moyens attribués aux établissements pour la rentrée 2015. Il a lieu aussi deux mois après des élections professionnelles marquées par un recul de la FSU, toujours première dans l’éducation, mais avec 35,5 % des voix, contre 40,6 % en 2011. La FSU avait appelé les autres syndicats à se joindre à son mouvement, sans succès au niveau national, mais avec quelques participations au niveau départemental. « On a le sentiment qu’aujourd’hui, on n’avance pas assez vite sur les décisions à prendre pour le système éducatif, que le souffle avec la refondation de l’école est en train de tomber. On ne sait pas, sur un certain nombre de mesures, où on va », explique Bernadette Groison. Sur le terrain, « beaucoup de personnels ne voient pas au quotidien les mesures concrètes ».

« Une journée test » Si les 60.000 postes promis sur le quinquennat « ont été en partie créés, ils sont absorbés, en grande partie, par la formation » initiale des enseignants et par « la hausse démographique » des élèves, pointe-t-elle. La fédération demande aussi « que le ministère de l’Éducation nationale pèse sur le gouvernement pour qu’enfin on débloque la question salariale ». La grève de demain constitue « une journée test assez classique », qui permet de voir s’il y a une possibilité de mobilisation plus large, estime Laurent Frajerman, chercheur à l’institut de recherches de la FSU et au Centre d’histoire sociale de Paris I. Dans ce type de configuration, une grève lancée par la FSU seule serait réussie avec une participation de 25 à 30 %, estime l’auteur de « La grève enseignante ». La FSU revient à « l’appel régulier à la grève, sans concertation, sans objectifs et sans espoir », critique, de son côté, le Sgen-CFDT dans un communiqué, soulignant que « faire grève est un sacrifice pour les salariés qui y perdent une journée de salaire ».

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s