Refuser la remise en cause des instances représentatives du personnel !

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Finalement le MEDEF aura été tellement gourmand, qu’aucune organisation syndicale, y compris les plus conciliatrices, ne signera d’accord avec le patronat suite aux « négociations sur le dialogue social ».

cdtravail

Pour les communistes, il n’y a pas de « dialogue social » possible entre ouvriers et patrons, entre exploités et exploiteurs. Il n’y a aucun intérêt commun entre nous, les travailleuses et les travailleurs, nous qui produisons toutes les richesses, et les patrons qui se l’accaparent. La moindre hausse des salaires, la moindre amélioration de nos conditions de travail, est toujours le résultat d’un rapport de force en faveur des travailleurs contre leurs patrons. Si les salariés du commerce des boutiques de souvenir de la Tour Eiffel ont obtenu une augmentation, si les employées des toilettes des gares parisiennes ont conservé leurs emplois, ce n’est pas grâce au « dialogue social », mais grâce à leurs grèves et mobilisations.

En ce sens, les communistes savent que le meilleur des délégués ne pourra jamais remplacer la mobilisation des travailleurs. Mais les différentes instances représentatives du personnel (délégués du personnel, comité d’entreprise, CHSCT, délégués syndicaux) sont des outils qui peuvent être utilisés pour construire les mobilisations, donner du temps et une certaine protection aux militants combatifs, et parfois entraver, certes de façon très limitée, la toute-puissance de la dictature patronale.

C’est pour cela que les patrons veulent remettre en cause ces instances, et réduire le nombre de consultations obligatoires pour imposer plus vite leurs sales coups. Cible principale des attaques patronales, le CHSCT, qu’ils souhaiteraient transformer en simple commission du « Conseil d’Entreprise », et dont l’existence ne serait garantie qu’à partir de 300 salariés contre 50 actuellement.

Le gouvernement a pris acte de « l’échec des négociations » et a indiqué qu’il prendra ses responsabilité pour « moderniser le dialogue social », c’est-à-dire préparer une nouvelle loi dictée par le patronat. Il n’est en effet plus besoin de démontrer que le gouvernement n’est que l’instance de direction politique du patronat. C’est sur la demande du patronat que ces négociations ont eu lieu et il est lamentable de constater que les directions syndicales aient accepté d’y participer. A nous, travailleurs combatifs, d’utiliser ce temps pour se mobiliser contre les attaques annoncées et refuser tout recul de nos droits.

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