Archives quotidiennes : 26/12/2014

Grève de la faim à Molenbeek: la situation devient dramatique

7 sur 7, 26 décembre 2014 :

La situation des quelque 50 personnes menant une grève de la faim à Molenbeek-Saint-Jean continue de se détériorer. Plusieurs d’entre eux vomissent du sang et ont du sang dans leurs urines. Deux grévistes ont été hospitalisés vendredi matin dans un état plus que préoccupant, ont indiqué des sympathisants, vendredi, au cours d’une conférence de presse tenue dans l’ancienne maison de repos où sont réfugiés les grévistes.

Les 50 grévistes de la faim font partie d’un groupe de 200 personnes sans-papiers qui se sont réunies au sein de l’organisation Voix des Sans-Papiers et qui exigent leur régularisation. Ils sont soutenus dans cette revendication par la Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation (CRER) et le Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie (MRAX).

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EasyJet : la grève prolongée les 31 décembre et 1er janvier

RTL, 26 décembre 2014 :

Une quarantaine de vols EasyJet sont annulés ce vendredi 26 décembre en raison d’une grève de ses hôtesses et stewards en France. Les syndicats ont par ailleurs annoncé que le mouvement était prolongé pour les 31 décembre et 1er janvier.

La compagnie aérienne britannique low cost indique que la grève « affecte essentiellement les vols domestiques français ». La compagnie recense 38 vols annulés, essentiellement des liaisons dans l’Hexagone, mais aussi de ou vers Milan et Barcelone.

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Allô ! Police… un travailleur étranger réclame son salaire

L’Humanité, 26 décembre 2014 :

Dans les Hauts-de-Seine, un employeur a organisé l’arrestation d’un de ses salariés sans papiers qui revendiquait le paiement de son salaire. Syndicats et associations exigent le rétablissement du travailleur dans ses droits et la condamnation du patron voyou.

Saliou B est sorti, lundi soir, du centre de rétention administrative (CRA) de Plaisir (Yvelines). Vendredi dernier, il était convoqué pour un entretien préalable à son licenciement par le patron de l’entreprise de nettoyage pour laquelle il travaille. C’était en fait un guet-apens tendu par l’employeur. Au lieu de se voir signifier une rupture de contrat, Saliou B a été arrêté par la police, placé en garde à vue puis en rétention. « Ils m’ont menotté comme si j’étais un criminel, explique le travailleur. Les mains dans le dos, ils m’ont forcé à m’asseoir comme ça dans leur voiture. C’était pour mon patron le meilleur moyen de me licencier sans me payer les salaires qu’il me doit. » Saliou B est un travailleur sénégalais sans papiers vivant en France depuis 2011. Il est employé en CDI, depuis le mois de janvier 2014, au sein d’une entreprise de nettoyage, à Malakoff (Hauts-de-Seine). Au mois de mai, cumulant des heures supplémentaires, il demande à ce qu’elles lui soient payées. L’employeur, qui, lors de l’embauche, ne lui avait demandé aucun justificatif d’identité ni même un numéro de Sécurité sociale, commence alors à s’intéresser de près à sa situation administrative et le menace de prévenir la police. Le patron voyou va plus loin et stoppe également le versement de son salaire.

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En Turquie, un adolescent risque la prison pour « insulte » à Erdogan

Le Monde, 26 décembre 2014 :

Un lycéen turc de 16 ans a été arrêté et inculpé d’« insulte au président » Recep Tayyip Erdogan, rapportent, jeudi 25 décembre, plusieurs médias turcs. Le mineur, membre d’un mouvement de gauche et présenté comme le veut la loi par ses seules initiales, M.E.A., est accusé par la justice d’avoir « insulté » M. Erdogan lors d’une cérémonie à la mémoire d’un jeune instituteur laïc tué par des islamistes en 1930, précise la chaîne CNN-Türk. Le code pénal turc interdit toute insulte contre le président.

Lors d’un discours prononcé à cette occasion dans sa ville de Konya, dans le centre du pays, le jeune homme s’en est pris au président et à son régime islamo-conservateur, l’accusant de « corruption », écrit le journal Hürriyet. Interpellé dans la soirée par la police et présenté devant un juge, il a ensuite été rapidement inculpé et écroué.

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Un jeune Mauritanien condamné à mort pour apostasie

RFI, 26 décembre 2014 :

Dans le nord-ouest de la Mauritanie, un jeune homme a été condamné à mort pour apostasie, jeudi 25 décembre, après un écrit considéré comme blasphématoire. Mohamed Cheikh Ould Mohamed avait été arrêté le 2 janvier et est détenu depuis lors. Il s’agit de la première condamnation à mort pour cette raison depuis l’indépendance de la Mauritanie.

La condamnation avait pour cause un des articles du jeune homme, brièvement publié sur des sites mauritaniens, qui dénonçait le système de castes dans le pays, et essayait de comprendre en quoi les enseignements du prophète Mahomet pouvaient avoir inspiré ces inégalités. Ces critiques avaient provoqué une vague de mécontentements sans précédent.

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Des chèques de 500 € aux salariés des abattoirs AIM

Ouest France, 26 décembre 2014 :

Les Abattoirs industriels de la Manche, qui emploient 173 personnes à Antrain (Ille-et-Vilaine), ne peuvent payer l’intégralité des salaires. Les conseils généraux des deux départements viennent en aide aux employés.

Les Abattoirs industriels de la Manche (600 salariés) courent tout droit au dépôt de bilan. Des chèques d’un montant de 500 € ont été distribués par les membres du comité d’entreprise, mercredi à Sainte-Cécile (Manche) où l’abattoir emploie 373 salariés.

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Lutte dans l’industrie sucrière à Maurice

L’Express.mu, 26 décembre 2014 :

C’est un dossier qui est «traité en urgence», a indiqué le ministre du Travail et des Relations industrielles, Soodesh Callichurn. Il affiche ainsi sa volonté de trouver une solution après que les sucriers ont refusé de payer les primes d’ancienneté, d’assiduité et de présence aux employés qui ont participé à la grève dans ce secteur durant huit jours. Après avoir rencontré la Mauritius Sugar Producers’ Association (MSPA) mercredi, le ministre rencontre les syndicalistes du Joint Negotiating Panel (JNP) à 10 heures, ce vendredi.

Au niveau de la MSPA, l’on ne se prononce toujours pas en faveur du paiement des primes. Jean Li, directeur de la MSPA, affirme qu’aucune décision n’a été prise pour l’heure. «Nous sommes encore au stade des discussions. Rien n’indique que les membres ont accepté le paiement des primes. Quant à ENL Ltd, ils ont fourni une explication et c’est par erreur que le paiement a été fait», dit-il.

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