Marche nationale à Washington contre la violence policière

L’Humanité, 13 décembre 2014 :

Pour demander justice après les «bavures» mortelles de Ferguson, New-York ou Cleveland commises par des policiers blancs sur des citoyens noirs, des milliers de personnes sont attendues ce samedi dans la capitale fédérale.

Alors que les manifestations se poursuivent aux quatre coins des Etats-Unis après la non inculpation de deux policiers blancs ayant tué des citoyens noirs désarmés à Ferguson et New-York, un réseau national d’action contre la violence policière appelle ce samedi 13 décembre à une grande marche dans Washington entre la Maison Blanche et le capitole, siège du congrès. Ce réseau qui regroupe plusieurs dizaines d’organisations, parmi lesquels des syndicats, des jeunes travaillant dans la restauration rapide, membre du mouvement « show me 15 » (montre moi 15 dollars) en faveur d’une vraie revalorisation du SMIC, des associations de défenses des droits civiques, atteste de l’ampleur prise par ce mouvement. « Pas de justice, pas de paix », clament les manifestants depuis des semaines.

L’émotion est immense au sein d’une société états-unienne qui apparaît à la fois profondément ébranlée mais aussi polarisée alors qu’émergent ces symptômes si manifestes de la persistance des discriminations, sur fond d’explosion des inégalités sociales. « Nous avons sous les yeux plusieurs exemples de violence et d’exactions policières. Ce n’est maintenant clairement plus l’affaire d’une ville ou d’un état. C’est l’affaire de tout un pays », explique Janaye Ingram, l’une des coordinatrices de la marche.

La manifestation de ce samedi ne devrait pas, estiment ses organisateurs, rassembler autant de monde que la marche historique de 1963 « pour les libertés et l’emploi » où le révérend Martin Luther King avait prononcé son célèbre discours « j’ai fait un rêve ». Mais le dirigeant du mouvement des droits civiques, Al Sharpton, l’un des principaux co-organisateurs de l’initiative, insiste sur « le parallèle entre les deux marches » bien qu’elles soient séparées d’un demi siècle. Cette comparaison « est tout à fait appropriée », relève John Lewis , représentant démocrate de Géorgie, l’un des derniers porte-paroles de la marche de 1963 encore en vie, qui sera l’une des personnalités les plus en vue dans les rues de Washington ce 13 décembre.

Les familles de Mike Brown, abattu par un policier de Ferguson (Missouri) à la suite d’une interpellation qui a salement dégénéré, d’Eric Garner étranglé par un flic de New-York sous les yeux d’une caméra ou de Tamy Rice, cet enfant de Cleveland tué par un membre des forces de l’ordre (sic) parce qu’il manipulait un pistolet en plastique, prendront la tête du cortège. Celle de Trayvon Martin sera là également. Celle-ci se bat depuis deux ans maintenant pour que justice soit faite à son fils abattu en Floride par un vigile de quartier lui aussi innocenté par une Cour de … justice.

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