Les routiers en lutte pour les salaires

AFP, 12 décembre 2014 :

Les syndicats de poids lourds promettent une « mobilisation massive » sur les routes de la région parisienne, notamment autour du marché international de Rungis, à la veille des vacances de Noël.

Pour peser sur les négociations salariales dans les transports, la CFDT-Route des poids lourds appelle à bloquer des routes et des entrepôts en région parisienne, notamment à Rungis, jeudi et vendredi prochains.

Le mouvement social est déclenché en réaction aux « propositions inacceptables et irrespectueuses » des organisations patronales, qui n’accepteraient, en guise de revalorisation salariale, qu’un alignement sur le salaire minimum, a indiqué Thierry Cordier, patron de la CFDT-Route, lors d’une conférence de presse. Le syndicat réclame 20 centimes de plus que le Smic horaire brut. « La mobilisation sera massive chez les poids lourds, ce sera le dernier coup de semonce », a averti Thierry Cordier, secrétaire général de l’Union Fédérale Route FGTE-CFDT.

« La politique patronale nous oblige une fois de plus à mettre en place un rapport de forces. On n’a pas 40 solutions, le mode d’action, c’est des blocages d’entrepôts et de routes », a-t-il ajouté.

Les actions menées auront lieu en région parisienne, en particulier au marché international de Rungis, où se fournissent les professionnels. Le syndicat s’est dit prêt à lever son mouvement en cas de « négociation rapide, sereine, loyale et surtout sérieuse » avec le patronat.

Réagissant à l’annonce de la CFDT-Route, le numéro un du Medef, Pierre Gattaz, a estimé que faire grève, « vu le contexte économique en France, n’est pas très responsable ». « Aujourd’hui, par rapport à la crise et aux grandes difficultés des entreprises, avec des marges extrêmement faibles, ce n’est pas le moment d’augmenter les salaires », a déclaré Pierre Gattaz en marge d’une visite au marché de Rungis à l’invitation de la Confédération française du commerce interentreprises (CGI).

Ce n’est « jamais le moment » de faire grève et ce n’est « vraiment pas de gaieté de coeur qu’on y va », a remarqué Thierry Cordier. « Mais là on est devant un patronat qui ne veut rien, rien donner ». La CFDT-Route avait claqué la porte de la dernière séance de négociation salariale, le 1er décembre. La prochaine réunion avec le patronat est prévue le 20 janvier. Une grève reconductible des routiers est par ailleurs prévue à partir du 18 janvier au soir par une intersyndicale, dont ne fait pas partie la CFDT.

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2 réponses à “Les routiers en lutte pour les salaires

  1. VALLS N’EST PAS LE BIENVENU A RENNES

    Voilà deux mois que le gouvernement et les préfectures cherchent à enterrer le mouvement autour de l’assassinat de Rémi par la police.

    Pourtant, malgré les interdictions, les fermetures administratives, la répression, et le black out médiatique, des assemblées ont eu lieu un peu partout en France. Des lycées ont été bloqués, de même que certains commissariats ainsi que des usines d’armement de la police.

    A Rennes comme ailleurs, quel que soit le ton des manifs et des rassemblements, qu’ils aient été festifs ou dans la confrontation, la réponse à la remise en question de la police a été la même : sortir les matraques, les canons et les hélicoptères, banaliser des dispositifs délirants pour tenter d’étouffer dans l’œuf toute propagation de la contestation.

    Preuve que la police assume pleinement le meurtre de Rémi, elle n’a cessé de parader et d’exhiber son arsenal, comme un avertissement pour toutes les contestations à venir : s’ils ont perdu Notre-Dame-des-Landes, le Testet et certains quartiers populaires, ils ne lâcheront pas les centre-ville qu’ils considèrent comme leurs territoires et dont ils défendent plus que jamais l’aménagement.

    Au sommet de cette démonstration de force obscène, le premier flic de France Manuel Valls débarque à Rennes le 19 décembre en conquistador pour inaugurer les nouveaux plans d’urbanisation de la ville et les travaux du métro menés par Vinci et consorts.

    La venue de celui qui était ministre de l’intérieur et qui a orchestré la répression pendant le mouvement sur la ZAD est évidemment une insulte et une provocation. Nous n’acceptons pas la présence dans notre ville de celui qui à coup de grenades de désencerclement et de cadeaux fiscaux aux entreprises, veut faire place nette aux promoteurs et s’est vu remercié par une standing ovation au MEDEF. A travers lui, les applaudissements des patrons français s’accordent au rythme des matraques, lui qui dans la droite ligne du front national, ne cesse de prôner « au nom du patriotisme, l’alliance entre ceux qui produisent et ceux qui décident ».

    Par dessus tout, il est le représentant attitré de cette police de gauche qui assume publiquement son racisme et fait carrière sur les chiffres de l’insécurité.

    Il est utile de rappeler qu’il était l’un des seuls socialistes à soutenir le maintien de l’état d’urgence après les émeutes de 2005 qui ont suivi la mort de Zied et Bouna, sous les conseils de son ami Alain Bauer, porte-parole du lobby sécuritaire français. A peine dix ans plus tard, il est premier ministre et figure montante du PS, symbole du virage libéral et policier du parti.

    Par delà ses sorties médiatiques vaseuses, il est le commanditaire de la destruction massive des camps de Rroms et se vante aujourd’hui d’avoir effectué plus de rafles et d’expulsions que ses ignobles prédécesseurs Guéant et Hortefeux. Sous sa direction, il a couvert les meurtres de la police à Clermont, Amiens, Toulouse, Argenteuil… et diffusé un puissant sentiment d’impunité dans les rangs des forces de l’ordre et notamment de la BAC.

    Il était parmi les premiers informés du meurtre de Rémi, et a été en première ligne pour soutenir les assassins, comme en témoigne sa tirade limpide : « Avant même qu’une enquête ait été conclue, je n’accepterai pas la mise en cause des gendarmes »

    Il ne s’agit donc pas pour nous d’une question de vérité ou de justice, mais de prendre acte d’une position claire de Valls, sa gauche et son gouvernement : pour eux, la police peut tuer sans être remise en cause.

    Nous appelons donc à une grande manifestation contre la venue de VALLS, l’ami des patrons et des forces de l’ordre,
    le 18 DECEMBRE – RDV 18H30 PLACE DE LA MAIRIE

    Ainsi qu’une journée d’action le VENDREDI 19 pour perturber son intervention.

    Venez nombreux !

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