Rennes : Près de 200 jeunes rassemblés, malgré la décision de fermeture

Le Télégramme, 12 novembre 2014 :

L’assemblée générale consacrée à la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse, le 26 octobre dernier dans le Tarn, s’est bien tenue ce mercredi, sur le campus de l’université Rennes 2. Les étudiants ont appelé à une nouvelle AG pour ce jeudi à la mi-journée.

Ce mercredi, près de 200 jeunes se sont réunis en assemblée générale sur le campus de l’université Rennes 2, malgré sa fermeture pour « raisons de sécurité » prononcée par Jean-Émile Gombert. Le président de l’établissement a expliqué sa décision par le fait que l’appel à cette première assemblée générale figurait au bas d’un tract appelant à une manifestation, samedi dernier, dans les rues de Rennes, intitulé « Rémi est mort: faisons mouvement contre la police ». Pour lui, cet appel était le fait de personnes extérieures à l’université et son mot d’ordre était à « caractère violent », d’où sa décision, prise mardi de fermer l’université pendant 24 heures, ce mercredi.

Journée d’information ce jeudi

En réaction, les étudiants avaient décidé, mardi soir, de déplacer leur assemblée générale d’une journée. Une assemblée d’information et de débat se tiendra donc ce jeudi, à midi et demi, à Rennes 2, à l’initiative des syndicats étudiants Unef et Sud. , le campus ne sera pas fermé a décidé Jean-Émile Gombert, qui a rencontré cet après-midi les représentants de ces organisations, considérant que les événements de Sivens pouvaient faire l’objet d’une journée d’information .

Les lycéens aussi

De son côté le président de l’Unef de Rennes 2, Paul Le Damany, a affirmé qu’il « était prévu que les lycées se mobilisent » ce jeudi. L’objectif étant donc « qu’il puisse y avoir une convergence entre la mobilisation étudiante et la mobilisation lycéenne (…) pour l’hommage à Rémi Fraisse et la lutte que nous voulons mener ».

« Faut pas qu’ils le sachent »

Le porte-parole du gouvernement a réagi ce mercredi à de nouvelles informations du Monde sur les conversations des militaires la nuit où le jeune militant est mort lors d’affrontements sur le chantier du barrage de Sivens, la nuit du 26 octobre dernier. Selon les premiers éléments de l’enquête, il aurait été tué par une grenade lancée par les gendarmes.

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