Archives quotidiennes : 09/11/2014

Grève à l’usine Embraer de São José dos Campos

Reuters, 9 novembre 2014 :

L’avionneur brésilien Embraer est confronté depuis mercredi à une grève illimitée qui, a-t-il déploré ce week-end, bloque ses livraisons d’appareils et d’autres « opérations critiques. »

Les grévistes bloquent les accès de la principale usine du groupe à São José dos Campos, à l’est de São Paulo, à l’appui de leur revendication d’une revalorisation salariale de 10%.

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Préavis de grève des cheminots du fret à Nantes

Ouest France, 9 novembre 2014 :

Les cheminots du fret cesseront le travail mardi 11 novembre, à partir de 20h, annoncent les syndicats CGT et Sud rail.

Les cheminots du fret ferroviaire nantais annoncent qu’il seront en grève mardi 11 novembre, à partir de 20h, pour une période de 24 heures. En cause: la suppression de 5 postes et de moyens de manœuvre prévus par la SNCF qui réorganise les chantiers fret à Nantes État et Nantes Blottereau. Les syndicats de cheminots CGT et Sud rail dénoncent « une nouvelle casse de l’outil de travail » et un transfert de l’activité fret sur Nantes Blottereau « avec des moyens diminués et aucune perspective de développement du Fret ferroviaire ».

Comment Daesh fixe les prix de vente des femmes esclaves

Le Parisien, 5 novembre 2014 :

C’est un document effroyable. L’agence de presse irakienne Iraqinews est parvenue à se procurer une liste établie par l’organisation Etat Islamique, fixant le prix de vente des femmes Yézidis ou chrétiennes en tant qu’esclaves. Selon leur âge, les femmes peuvent être achetées pour un prix variant de 35 à 138 euros.

Selon les prix fixés par l’organisation, une fillette âgée de 1 à 9 ans coûterait 200.000 dinars (soit 138 euros), une fille de 10 à 20 ans 150.000 dinars (104 euros), une femme entre 20 et 30 ans 100.000 dinars (69 euros), une femme entre 30 et 40 ans 75.000 dinars (52 euros) et une femme âgée de 40 à 50 ans 50.000 dinars (35 euros).

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Hôtel Royal Monceau Raffles : « Mon palace est un rapace ! »

Article publié dans « Communisme-Ouvrier n°48« , bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Depuis le 2 octobre 2014, les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel de luxe Royal Monceau Raffles, des femmes de chambre aux plongeurs en passant par les barmans et les équipiers, sont en grève. Hôtel cinq étoiles situé près de l’Avenue des Champs Elysées à Paris, une chambre à l’hôtel Royal Monceau Raffles peut monter jusqu’à 25.000 euros la nuit. Les travailleuses et les travailleurs en grève, ceux et celles qui font tourner l’hôtel, nettoient les chambres, servent les clients, gagnent en moyenne 1.300 euros par mois. Métaphore de l’indécence et de l’ignominie de la société capitaliste, où un bourgeois peut, en une seule nuit et uniquement pour une chambre, dépenser ce que l’ouvrier qui le sert gagne en près de 20 mois !

Les travailleuses et les travailleurs de l’hôtel demandent une augmentation de 2 euros de l’heure. En plus de la grève, plusieurs manifestations ont été organisées devant l’hôtel avec des slogans comme « Mon palace est un rapace ! » ou « Excellence du service = médiocrité du salaire ».

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Caen : Nouvelle manifestation en solidarité avec Kobanê

Caen : Environ 80 personnes se sont rassemblées puis ont manifesté samedi 8 novembre à Caen en solidarité avec la résistance de Kobanê contre Daesh assemblement et des luttes sociales et féministes au Moyen-Orient à l’appel de différentes organisations kurdes ou solidaires dont l’Initiative Communiste-Ouvrière.

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RDV Transports: une première grève avant d’autres actions

Nord Littoral, 9 novembre 2014 :

Calais : Hier matin, CGT et FO appelaient à la grève à RDV Transports, une société où il ne serait pas bien vu d’être syndiqué, selon les représentants du personnel.

Devant les grilles, c’est un délégué CGT visé par une procédure de licenciement qui était au coeur des débats. Les deux syndicats appelaient à la grève pour obtenir la réintégration « sur-le-champ » de José Tennina. « Je suis en situation de mise à pied conservatoire depuis le 21 octobre, explique l’intéressé. On a monté tout un complot pour me pousser à partir parce que les délégués syndicaux gênent dans l’entreprise. » Pour le licencier, des faits de désobéissance, de menaces, de manipulation non autorisée du disque de contrôle de son camion ont été reprochés à José Tennina. « Aujourd’hui, on a une décision du ministère du Travail qui confirme qu’il n’y a pas lieu de procéder à ce licenciement, cette décision date du 30 octobre », clame un cégétiste en brandissant une copie de la lettre officielle du ministère. « On ne peut pas admettre qu’un salarié fasse l’objet d’une procédure qui le laisse sans revenus. La CGT et FO ont voté contre ce licenciement… mais pas la CFDT, bizarrement à la solde de la direction ! »

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10 novembre 1918 : Le drapeau rouge flotte sur Strasbourg

Le 29 octobre 1918, les marins des navires de guerre de la base de Kiel refusent d’aller mourir pour « l’honneur » des officiers. C’est le début des mutineries de Kiel et d’un processus révolutionnaire dans toute l’Allemagne. A Stuttgart, le 4 novembre, un conseil ouvrier, constitué après une grève générale, se déclare prêt à signer la paix au nom du Wurtemberg et réclame l’abdication de Guillaume II. Le 6 novembre, des conseils d’ouvriers et de soldats contrôlent non seulement Kiel mais  aussi Lübeck, Brunsbüttel, Hambourg, Brême et Cuxhaven. A Munich, le 7 novembre, Kurt Eisner, membre de l’USPD (Parti Social-Démocrate Indépendant), appelle la foule à prendre le contrôle de la ville : les points stratégiques de Munich sont rapidement pris sans rencontrer de résistance de la part de la troupe. Le lendemain, le conseil d’ouvriers, de paysans et de soldats constitué lors de l’insurrection porte à sa présidence Kurt Eisner, qui proclame la « République socialiste de Bavière » ; le roi de Bavière Louis III prend la fuite. Le 9 novembre, le soulèvement atteint Berlin, où Karl Liebknecht proclame la Libre République Socialiste d’Allemagne.

Drapeau rouge sur la cathédrale de Strasbourg

Drapeau rouge sur la cathédrale de Strasbourg

L’Alsace-Lorraine, alors sous domination allemande, n’échappe pas à la vague révolutionnaire. Et ce d’autant plus que parmi les marins insurgés de Kiel, beaucoup sont originaires d’Alsace-Lorraine. Aussi, ils réquisitionnent deux trains pour rentrer chez eux. Didier Daeninckx note dans son article : « Le 8 novembre, la population de Strasbourg apprend la proclamation de la République des conseils de Bavière. Le lendemain, des milliers de manifestants envahissent la place Kléber pour acclamer les premiers détachements de marins arrivés du nord de l’Allemagne. Des dizaines d’officiers sont dégradés en public. Un train d’insurgés est bloqué au pont de Kehl, et un commandant loyaliste fait ouvrir le feu. Le soldat Fir est abattu. Ses camarades prennent le contrôle de la ville jumelle de Strasbourg, de l’autre côté du Rhin, puis traversent le fleuve« .

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