Archives quotidiennes : 07/11/2014

A Paris, les coiffeurs sans papiers du « 57 » échappent à l’expulsion

Jeudi 6 novembre, la nouvelle tant attendue est tombée pour les coiffeurs sans papiers qui occupent le 57 boulevard de Strasbourg depuis plus de trois mois : ils peuvent continuer à occuper le local et à se battre pour faire reconnaître leurs droits. Suspendus à l’attente de cette décision, la journée de la veille a été particulièrement longue pour les grévistes.

Madina, ivoirienne et mère de Maïlise. | LeMonde.fr / Camille Bordenet.

Madina, ivoirienne et mère de Maïlise. | LeMonde.fr / Camille Bordenet.

lemonde.fr, 6/11/2014

Assise sur le vieux matelas posé à même le carrelage du salon de coiffure, Precious, Nigériane de 29 ans, arrange sa coiffure à la hâte, les yeux encore ensommeillés. Cette nuit, c’était son tour de garde au « 57 », ancien salon « afro », boulevard de Strasbourg, dans le quartier de Château d’Eau, à Paris. Lire la suite

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Poitiers : manifestation lycéenne contre les expulsions jeudi prochain

Centre Presse, 7 novembre 2014 :

Kamel a été libéré du centre de rétention de Bordeaux et va pouvoir reprendre les cours à Poitiers. Mais les lycéens restent mobilisés.

Sans titre

La libération de Kamel, décidée jeudi soir par la préfecture de Poitiers, a stoppé net la manifestation qu’avaient prévue des élèves du lycée Auguste-Perret, ce vendredi, pour réclamer une nouvelle fois la libération de leur pote, menacé d’expulsion vers le Cameroun, et placé dans un centre de rétention à Bordeaux depuis 29 jours. Le lycéen en CAP de peinture, âgé de 17 ans selon lui, plus vieux selon la préfecture qui conteste la validité de ses papiers d’identité, reste sous le coup d’une obligation de quitter le territoire. Néanmoins il va pouvoir reprendre le cours normal de sa scolarité.

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Mexique : la jeunesse contre le gouvernement

La Presse, 7 novembre 2014 :

«Où sont-ils?», «Rendez-les-nous vivants!», «Crime d’État»: les étudiants ont manifesté toute la semaine à travers le pays pour exiger des autorités qu’elles retrouvent leurs camarades disparus le 26 septembre dans l’État du Guerrero. La lenteur de l’enquête est mise à nu par les défenseurs des droits de l’homme, qui pointent l’impunité généralisée au Mexique.

L’affaire des 43 disparus jette les étudiants dans les rues et plonge le gouvernement dans la tourmente. Grèves universitaires, marches, rassemblements devant les établissements fédéraux: Mexico et les principales villes du pays grouillent de manifestants. Les slogans n’empruntent pas de détours: «Le gouvernement tue les étudiants, il tue l’avenir du pays.»

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Allemagne : la grève des cheminots s’arrêtera samedi soir

AFP, 7 novembre 2014 :

La grève sans précédent des conducteurs de train en Allemagne, entamée mercredi 5 novembre et qui était annoncée jusqu’à lundi 10 novembre, prendra fin samedi à 18H00 locales (17H00 GMT), a annoncé vendredi 7 novembre le chef du syndicat GDL des conducteurs.

Claus Weselsky, le chef de GDL, a annoncé à Francfort la fin anticipée du mouvement qu’il a présentée comme un « geste d’apaisement », juste après une décision de justice confirmant en appel la légalité de la grève. Le syndicat avait auparavant rejeté une proposition de compromis présentée par la compagnie publique ferroviaire Deutsche Bahn (DB).

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À Paris, les sans-papiers du « 57 » se battent contre l’expulsion et pour leurs droits

France 24, 7 novembre 2014 :

Depuis trois mois, 18 salariés sans-papiers d’un salon de coiffure-manucure situé dans le quartier de Château d’Eau occupent les locaux pour demander leur régularisation. Ils dénoncent la mainmise de la mafia et des conditions de travail très dures.

« À louer ». L’ex-New York Fashion, salon de coiffure afro et manucure du 57 boulevard de Strasbourg, à Paris, cherche repreneur. La vitrine a disparu sous un film de plastique qui affiche en rouge la ligne directe du propriétaire. Pourtant, derrière le rideau de fer à moitié baissé, une petite tête apparaît. Une fillette, pas plus haute que trois pommes, vient plaquer son nez à la porte vitrée, mouchetée de tracts de la CGT.

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Cheminots en grève à Saint-Pierre-des-Corps

La Nouvelle République, 7 novembre 2014 :

Dès potron-minet ce vendredi, les cheminots du site de maintenance des trains de Saint-Pierre-des-Corps seront en grève. Un mouvement unitaire, engagé par la CGT, Sud-Rail et la CFDT. Il s’agit pour les syndicats de dénoncer « un manque d’effectif criant, une politique d’embauche dévastatrice, mettant en jeu la sécurité des circulations ainsi que l’avenir industriel de ce site ».

La suppression de cinq postes a été annoncée par la direction « dans un premier temps. Et, depuis le début de l’année, sept postes n’ont pas été couverts, suite à des départs en retraite, des mutations, des reclassements », poursuivent les syndicalistes joints hier soir, expliquant que ce manque d’effectifs entraîne une « qualité de service public dégradé : sous-composition (un train au lieu de deux au départ), WC condamné, climatisation ou chauffage hors service ». Deux cent soixante personnes travaillent sur le site de maintenance des trains.

Grèves en cascade au Mali

Mali Actu, 7 novembre 2014 :

Le régime actuel serait, aux yeux des syndicalistes, le plus mauvais partenaire qu’est connu le monde syndical au Mali. Conséquence : les menaces de grève, qui fusent de toute part, sont mises en exécution sans que nos gouvernants aient trouvé le discours approprié pouvant atténuer ces ardeurs. Ainsi, le Secnami et le Sneb, qui avaient des préavis de grève sur la table du gouvernement depuis plusieurs jours, sont passés à la vitesse supérieure. Les miniers ont donné le ton, en observant une grève, les 3 et 4 novembre derniers. Puis les enseignants leurs ont emboité le pas en entamant, le 5 novembre, une grève de 72 heures.

Au Secnami, l’on parle de « réussite totale ». En effet, le secrétaire général de ce syndicat, Zoumana Ouattara a affirmé que « tous les membres ont respecté le mot d’ordre ». Pour le moment, impossible de connaitre les actions futures. Cependant les propos tenus au sein du syndicat laissent croire que les miniers restent déterminer à poursuivre le combat jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. Lesquelles, faut-il le rappeler, sont relatives à l’élaboration et l’adoption des plans sociaux en cas de licenciement pour motif économique et fermeture dans les secteurs des mines et de l’industrie, de l’administration minière et pétrolière ; à la reprise immédiate des activités d’exploitations minières à Wassoul-Or ; et à la poursuite et la relance des activités d’exploration et de recherche pétrolière à l’AUREP, entre autres.

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