La Flèche : Quatre grévistes font condamner Lacmé

Ouest-France, 3 octobre 2014 :

Le conseil de prud’hommes du Mans a condamné l’entreprise fléchoise pour discrimination et rétention de salaire.

Armando Teixeira, délégué CGT du personnel et élu au CE, fait partie des quatre ouvriers qui avaient saisi l’entreprise Lacmé en justice en décembre 2013.

Le 4 septembre dernier, le conseil des prud’hommes a tranché. Il a condamné l’entreprise Lacmé pour discrimination et rétention de salaire. L’affaire avait débuté en février 2013. Soixante salariés de cette entreprise fléchoise qui fabrique des clôtures électriques avaient fait grève durant huit jours pour demander une hausse des salaires, un budget de fonctionnement pour le comité d’entreprises (CE), une meilleure complémentaire santé, davantage de chauffage dans les locaux… Une médiation avait été lancée, sans aboutir.

Un combat « pour des principes »

Depuis ce conflit social, une bataille juridique se joue entre la direction et quatre salariés – un élu à la CGT et trois syndiqués, d’anciens grévistes. Le 16 décembre, ces salariés ont déposé des requêtes au conseil de prud’hommes du Mans, en réclamant que le paiement des heures supplémentaires effectuées en 2011 et 2012 prenne en compte l’ancienneté. Par ailleurs, les salariés contestaient le retrait de leur prime d’ancienneté pendant la durée de la grève.

La justice leur a donné raison sur les deux points en condamnant l’entreprise à verser les sommes correspondantes. Pour l’un des demandeurs, cela représente, au total, un rappel de 125,20 € de salaire. En outre, le conseil accorde, à chacun des demandeurs, 100 € de dommages et intérêts pour discrimination et rétention de salaire. « Nous sommes satisfaits, c’est une victoire qui prouve que l’entreprise ne peut pas se mettre impunément au-dessus des lois, explique Armando Teixeira, délégué CGT du personnel et élu au CE. Notre demande portait sur des petites sommes. C’était une question de principe. »

Depuis le conflit de 2013, l’élu CGT affirme que des choses ont évolué : un budget de fonctionnement a été alloué au CE. Et tous les salariés bénéficient désormais d’une prime d’ancienneté dans le paiement de leurs heures supplémentaires. « Au-delà de ça, rien n’a changé, les salariés sont aigris. Les plus petits salaires de l’entreprise sont plus faibles aujourd’hui qu’il y a dix ans », explique Armando Teixeira.

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