Les néonazis d’Aube Dorée sont attendus à Bruxelles

L’Avenir, 4 octobre 2014 :

«Le nazisme se combat dans la rue», annoncent les organisations qui attendent les élus d’Aube Dorée de pied ferme.

Seize associations, pour l’instant, ont appelé à la mobilisation, pour ce samedi. Où et à quelle heure? À 20 heures, en principe, mais on ignore où. «Classiquement, les participants à la conférence seront invités à un endroit précis, où quelques “ gros bras ” leur indiqueront où la conférence aura lieu. Dans un endroit tenu secret jusqu’à la dernière minute, afin d’éviter un refus du locataire de la salle, à qui on ne dévoile généralement pas le motif de la réunion. Ou une interdiction mayorale», par exemple pour trouble de l’ordre public, détaille Manuel Abramowicz, coordinateur du site ResistanceS.

D’authentiques fachos

Car cette conférence, contre laquelle les organisations mobilisent sent le soufre: y sont annoncés Kostantinos Boviatsos et Alexandros Lyris, assistants de deux des trois députés grecs européens du parti néonazi «Aube Dorée», et Gabriele Adinolfi, un ancien terroriste italien d’extrême-droite, président du mouvement Casa Pound. Ces trois authentiques fachos sont invités par le groupe «Zenit Belgique», branche belge d’une association italienne dont le but est de remettre au goût du jour l’idéologie fasciste historique.

Qui ciblent ces tristes sires? Pour Yiorgos Vassalos, de l’ «Initiative de Solidarité avec la Grèce qui résiste», «l’Aube Dorée tente d’approche les Grecs de Belgique».

Manu Abramowicz, lui, pense plutôt aux Skinheads et aux groupes d’extrême-droite des pays voisins, «et notamment de France, où la publicité de cette conférence a essentiellement été assurée». De là à penser que le rendez-vous final serait plutôt en région montoise que bruxelloise…

Les néonazis d’Aube Dorée n’ont, il est vrai, récolté qu’une septantaine de voix à Bruxelles, lors du dernier scrutin européen, note Thomas Englert.

Le permanent des «Jeunes Organisés et Combatifs de Bruxelles» (ex-Jeunesse Ouvrière Chrétienne) est en première ligne pour s’opposer à la conférence des néonazis grecs: «même si notre pays est démocratique et défend la liberté d’expression. Mais dans les limites de la loi contre le racisme et la xénophobie. Et puis rien ne nous oblige à accepter la propagation d’idées aux antipodes de notre vision égalitaire, juste, et solidaire de la société , assurée par des militants criminels», explique-t-il.

Et si des mesures de police peuvent empêcher la tenue de la réunion, «le nazisme se combat d’abord dans la rue», conclut Thomas Englert. La mobilisation est totale!

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