Intermittents du spectacle: journée de grève le 1er octobre


Après avoir perturbé les festivals d’été, la CGT Spectacle a appelé à une nouvelle journée « d’action, de grève et de manifestations » le 1er octobre, lors d’une assemblée générale de rentrée en présence d’une centaine d’intermittents et précaires. L’objectif est clair : protester contre « une autre réforme de l’assurance chômage ». En juillet et en août, plusieurs spectacles avaient été annulés dans les grands festivals, notamment le Festival d’Avignon. Il s’agit de trouver « les formes de mobilisations les plus majoritaires dans un contexte qui n’est pas simple », a souligné Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT Spectacle. « La grève, qui est notre meilleure arme, n’est pas évidente pour tout le monde ».

Les intermittents se sont montrées divisés cet été sur l’opportunité de faire grève pendant les festivals, qui pour beaucoup constituent un gagne pain indispensable et le moment de visibilité dont ils ont besoin pour vendre les spectacles.La mobilisation a atteint son pic au festival d’Avignon, avec 3 journées de grève des intermittents et 12 représentations annulées.

Vers une renégociation de la Convention chômage ?

La concertation ouverte en juin par le Premier ministre Manuel Valls sur une « refonte » du régime des intermittents du spectacle a permis d’éviter une annulation en chaîne des festivals comme cela avait été le cas lors du dernier grand conflit des intermittents en 2003. Cette concertation doit reprendre ses travaux jeudi 18 septembre sous forme de groupes de travail, avant une plénière le 2 octobre.

« Nous allons demander un calendrier précis, qui aboutisse à une vraie renégociation de la Convention chômage » adoptée en mars dernier, a indiqué M. Gravouil. Le Medef a déjà fait savoir qu’il s’opposerait à une renégociation de l’accord avant la date prévue en 2016. « Il est probable que le gouvernement Valls 2 ne voudra pas bousculer le Medef sans une forte mobilisation », souligne la CGT Spectacle dans son texte d’appel à la grève. Samuel Churin, porte-parole de la coordination des intermittents et précaires, a prôné des « mots d’ordres offensifs », citant l’exemple de « 100% de chômeurs indemnisés ».

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