Toulouse : Educateurs en lutte pour les droits des jeunes étrangers

La Gazette des Communes, 11 septembre 2014 :

Le président du conseil général de la Haute-Garonne, Pierre Izard, a décidé ce jeudi 11 septembre d’en fermer le siège jusqu’au lundi pour le « protéger » d' »éléments extérieurs » perturbateurs, des manifestants contestant ses décisions sur la prise en charge des jeunes majeurs isolés étrangers.

« Des éléments extérieurs au Conseil général perturbent le bon fonctionnement du siège de notre institution », a déclaré M. Izard (PS), dans une note adressée aux salariés qui ont quitté les lieux à la mi-journée. « Afin d’éviter tout risque d’incident et de manière à protéger les personnes et les biens, j’ai décidé de fermer le siège du conseil général jusqu’à lundi », a ajouté l’élu socialiste, à la tête du département depuis 25 ans.

Le service communication de l’institution n’a pu être joint mais une personne à l’accueil a expliqué qu’il s’agissait d’ »éviter les intrusions des manifestants » réunis devant le siège.

Des travailleurs sociaux s’y relayaient depuis lundi, voire y campaient, pour protester contre l’arrêt de l’hébergement en établissements de plusieurs dizaines de jeunes isolés étrangers après leurs 19 ans.

« On ne comprend pas pourquoi, à cause de notre manifestation, le conseil général ferme ses portes à tous les usagers. Ils agitent une peur qui n’a aucune base matérielle, nous n’avons jamais eu l’intention d’y pénétrer », a protesté un assistant social, élu du personnel au conseil général, Stéphane Borras, du syndicat SUD.

Dans un communiqué du 4 septembre, M. Izard s’était inquiété d’ »arrivées massives » de mineurs isolés étrangers depuis 2012. Il avait annoncé que, pour des raisons financières, le département ne pouvait plus prendre en charge l’hébergement en établissements des jeunes de 19 à 21 ans.

Parmi les manifestants, un éducateur, Simon Tinchant, a expliqué à l’AFP qu’il était en grève et dormait depuis trois jours devant le conseil général, car « sur l’ensemble des foyers de Haute-Garonne, il a été demandé aux travailleurs sociaux d’évacuer une cinquantaine de jeunes isolés étrangers » de plus de 19 ans. « Mais ces jeunes sont par définition isolés et sans papiers et n’ont aucune autonomie: c’est clairement les remettre à la rue », a-t-il jugé.

Dans un second communiqué à ce sujet, mercredi, M. Izard avait finalement proposé que ces jeunes majeurs démunis soient hébergés en hôtels ou foyers de jeunes travailleurs et bénéficient d’une allocation. Les manifestants considèrent ces propositions inadaptées ou insuffisantes.

2 réponses à “Toulouse : Educateurs en lutte pour les droits des jeunes étrangers

  1. pontourny en lutte

    bonjour,
    je vous invite à vous informer sur la situation du cefp pontourny à Beaumont en Veron(37) sur le site pontourny.com ,il s’agit d’une situation similaire. Merci pour votre soutien

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  2. pontourny en lutte

    alors que les migrants affluent en Europe, que la question de leur accueil et de leur intégration est au centre des débats politiques et sociaux, un établissement public, le CEFP Pontourny, géré par la DASES de la ville de Paris, situé à Beaumont en Veron (37), est menacé de fermeture, depuis Avril 2015.

    INFORMEZ-VOUS ET SIGNEZ LA PETITION DE SOUTIEN SUR: http://pontourny.com/

    Le CEFP de PONTOURNY (Centre éducatif et de formation professionnelle) accueille des mineurs isolés étrangers.
    Il est un des 14 établissements du Département de Paris de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance).
    Le conseil de Paris, qui gère l’établissement a décidé de fermer le centre , situé à Beaumont-en-Véron , en juin 2016.
    Cette fermeture aurait pour conséquence la suppression d’une cinquantaine de places d’accueil pour des jeunes confiés par les juges pour enfants à l’ASE.
    Il faut empêcher la destruction d’un dispositif de prise en charge éducative et pédagogique reconnu qui permet chaque année aux jeunes qui le fréquentent d’accéder à une insertion sociale et professionnelle ainsi qu’à la régularisation de leur situation administrative.

    Que deviendront par ailleurs les agents du département de Paris de cet établissement qui compte 49 postes?

    Cette situation paradoxale, cette dichotomie entre discours politique et décisions administratives est exemplaire, elle doit être portée à la connaissance du public, du citoyen, du contribuable. Comment peut on fermer un établissement qui forme, éduque, favorise l’intégration de jeunes migrants, parfois demandeurs d’asile, dans le contexte actuel ? Qui viendra au secours de cet établissement dont la fermeture est voulue par Mme Hidalgo, maire de Paris?

    COMMENT UNE TELLE DECISION PEUT ELLE ETRE PRISE DANS LE CONTEXTE ACTUEL, ALORS QUE LA QUESTION DES MIGRANTS EST AU CENTRE DES DEBATS?
    Maintenons le CEFP de Pontourny dans le dispositif de protection de l’enfance!

    INFORMEZ-VOUS ET SIGNEZ LA PETITION DE SOUTIEN SUR: http://pontourny.com/, n’hésitez pas à nous contacter!

    Merci pour votre soutien

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