Roubaix : la tension monte d’un cran au centre social Moulin-Potennerie

Nord Eclair, 4 septembre 2014 :

Le ton se durcit au centre social Moulin-Potennerie. Depuis plusieurs semaines, une dizaine de salariés de la structure, dont certains y travaillant depuis longtemps, mettent sévèrement en cause la gestion de leur directrice.

Cet après-midi, ils sont allés un peu plus loin que la signature d’une pétition de soutien à un de leur ancien collègue qui aurait été poussé à démissionner en faisant grève quelques heures et en manifestant devant le centre social. Ils ciblent à nouveau la directrice Chantal Farvacque, mais aussi la déléguée du personnel SUD qui se serait trompée de camp, selon ces « salariés indignés » soutenus par la CGT et FO.

Les reproches n’ont pas changé depuis le mois de juillet : manque de transparence, pressions sur le personnel. Et cette fois, l’augmentation de salaire que se serait octroyé la directrice est particulièrement montrée du doigt : « Il est bien au-delà de ce que prévoit notre convention collective », dénoncent ces manifestants dans un tract et sur une grande banderole : « Le salaire de la honte ». Or depuis des années, on leur expliquerait qu’il n’y a plus assez d’argent pour assurer leur mission.

Ces salariés du centre social demandent toujours une réunion avec le conseil d’administration dans son ensemble. Jointe ce jeudi, Virginie Rappe, la présidente, entend rencontrer le personnel ce lundi. « On verra ce qu’il ressort de cette réunion », explique-t-elle sans s’étendre sur le climat au sein de la structure.

La mairie restée jusque-là à l’écart de ce conflit interne commence à regarder de plus près cette structure essentielle pour le quartier. « Il ne s’agit pas de s’ingérer dans une association mais au moins de faciliter le retour d’un dialogue entre les salariés, les usagers et la direction », explique un proche collaborateur du maire venu à la rencontre des manifestants.

On en est très loin. Cet après-midi, pendant la manifestation, la grille du centre social Moulin-Potennerie était fermée, le téléphone sonnait dans le vide. Sous nos yeux, une usagère est restée à la porte « C’est inadmissible, il faut interpeller la directrice », tempête l’ancien délégué syndical CGT Abdelkrim Slimani.

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